Société
FONAREV et CIA-VAR : offensive diplomatique pour la reconnaissance internationale du génocide congolais
Le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV), en collaboration avec la Commission Interinstitutionnelle d’Aide aux Victimes et d’Appui aux Réformes (CIA-VAR), a organisé ce lundi 4 Août 2025, à Kinshasa un side event stratégique consacré à la lutte pour la reconnaissance internationale du génocide congolais.
Autour de la table, diplomates, experts juridiques, représentants de la société civile, survivants et défenseurs des droits humains ont interpellé la communauté internationale sur les crimes de masse perpétrés en République Démocratique du Congo depuis plus de vingt ans.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de justice transitionnelle et de mémoire collective. Elle poursuit plusieurs objectifs clés :
- Sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’ampleur des crimes ;
- Mobiliser des soutiens diplomatiques pour une reconnaissance officielle ;
- Documenter par la collecte de preuves et témoignages ;
- Proposer des mécanismes concrets pour la justice et la réparation ;
- Renforcer les réseaux de plaidoyer en faveur des droits des victimes.

« Cette reconnaissance est d’abord notre responsabilité. Elle ne se quémande pas, elle s’affirme », a déclaré Patrick Fata, Directeur général du FONAREV, appelant à un positionnement fort de l’État congolais et de ses partenaires.
Les organisateurs ont dénoncé le silence persistant de la communauté internationale, estimant qu’il empêche toute réparation effective et entretient l’impunité des auteurs.
Les participants ont réclamé :
- Une prise de position claire des grandes institutions internationales ;
- Un soutien accru et concret aux victimes ;
- Une visibilité médiatique renforcée ;
- De nouvelles alliances internationales pour faire avancer le dossier.
En marge de la journée nationale de commémoration du 2 août, la rencontre a été marquée par des témoignages poignants de survivants, la présentation de preuves documentées et des analyses juridiques démontrant l’ampleur et la gravité des crimes.
Le FONAREV et la CIA-VAR ont annoncé que dans les semaines à venir, ce plaidoyer sera porté devant des instances internationales afin de faire entendre la voix des victimes et d’avancer vers la vérité, la justice et la réparation.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
