Société
Kasaï : La société Smart-IES présente au Gouverneur Mukendi un projet de centre de contrôle technique automobile
Le Gouverneur de la province du Kasaï, Maître Crispin Mukendi Bukasa, a reçu en audience, ce jeudi, une délégation de la société Smart-IES à sa résidence officielle située au centre-ville de Tshikapa. Au cœur des échanges : la mise en place prochaine d’un centre de contrôle technique automobile dans la province.
Richard Phaka, Directeur régional de Smart-IES, a exposé à l’autorité provinciale les grandes lignes de ce projet structurant, qui s’inscrit dans la vision du Gouverneur Mukendi de moderniser les infrastructures de transport dans le Kasaï. « Nous sommes ici pour accompagner la vision du Gouverneur dans la restructuration du secteur des transports. Un centre de contrôle technique sera implanté à Tshikapa, avant d’être étendu à d’autres territoires de la province », a-t-il déclaré.
Le projet prévoit également la création d’un garage professionnel ultramoderne, qui sera le deuxième du genre en RDC après celui de Kinshasa. Une commission technique, coordonnée par les autorités locales, sera mise en place dans les prochains jours pour piloter sa concrétisation.
À travers cette initiative, les détenteurs de véhicules et autres engins roulants pourront accéder localement aux services de contrôle technique et de réparation, contribuant ainsi à l’amélioration de la sécurité routière dans la province. Richard Phaka s’est dit satisfait de l’accueil et de l’engagement du Gouverneur Mukendi, qui a réaffirmé sa disponibilité à accompagner ce projet jusqu’à sa mise en œuvre effective, envisagée d’ici la fin de l’année.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/CONGOPROFOND.NET
Société
Gemena : 3 mois d’arriérés, les ouvriers d’IMMO SERKAS dénoncent une gestion défaillante
À Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, le projet d’asphaltage des voiries urbaines porté par IMMO SERKAS est aujourd’hui au cœur d’une vive controverse. Derrière l’ambition affichée, les travailleurs dénoncent une situation sociale critique marquée par plusieurs mois d’impayés.
Depuis près de trois mois, les ouvriers affirment vivre dans une précarité grandissante. « Nous attendons nos salaires sans réponse claire », confient-ils, évoquant des difficultés quotidiennes devenues insoutenables.
Ce jeudi 30 avril, la tension est montée d’un cran. Dès le matin, des travailleurs se sont rassemblés devant le site de l’entreprise au camp Cotonnier, dans la commune de Labo. « Nous réclamons simplement notre dû », ont-ils insisté, dénonçant des promesses répétées mais non tenues.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour pointer une gestion problématique. « Comment un projet structurant peut-il connaître une telle dérive ? », s’interroge un notable local, évoquant une gouvernance jugée opaque.
Les conséquences se font également sentir sur le terrain. Les travaux d’asphaltage accusent un retard important, avec près de trois ans de décalage sur un calendrier initial de 18 mois, alimentant la frustration des habitants.
Déterminés, les ouvriers posent désormais leurs conditions. « Pas de reprise sans paiement intégral », préviennent-ils, tandis que certains acteurs locaux estiment que « les promesses non tenues fragilisent la crédibilité de l’entreprise et compromettent l’avenir du projet ».
Blaise Abita Etambe
