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Buzz spirituel : le pasteur Joseph Bondo de La Borne/UPN tire à boulets rouges sur le prophète Joël Francis Tatu et le qualifie de “troubadour”
L’arène spirituelle congolaise s’est une nouvelle fois enflammée. Le pasteur Joseph Bondo de l’église La Borne/UPN n’a pas mâché ses mots à l’endroit du prophète Joël Francis Tatu, suite à sa déclaration explosive : « Aucun verset du Nouveau Testament ne demande d’aimer Dieu. » Une sortie qui a fait trembler plus d’un fidèle et suscité un flot de réactions.
« Quand un prophète vous dit qu’il n’est écrit nulle part qu’il faut aimer Dieu, comprenez que son inspiration vient des ténèbres », a répliqué fermement Joseph Bondo dans son homélie de dimanche dernier, visiblement remonté contre ce qu’il qualifie de « blasphème biblique avec effets spéciaux ».
Mais le pasteur ne s’est pas arrêté là. Dans un ton aussi piquant que théâtral, il poursuit : « Le plus terrible, c’est que ces bonimenteurs trouvent encore de l’audience. Les faux prophètes d’aujourd’hui savent comment faire du bruit mieux qu’un tam-tam sans corde. »
Joël Francis Tatu, habitué aux buzz et aux prises de position “spirituellement vitaminées”, ne semble pas étranger à ce genre de controverse. Connu pour ses déclarations qui flirtent souvent avec les limites doctrinales, il divise autant qu’il rassemble.
En attendant une éventuelle réplique du concerné, les réseaux sociaux, eux, sont déjà en feu. Entre “pro-Joël” et “team-Bondo”, Kinshasa assiste à un nouveau chapitre d’un feuilleton spirituel digne d’un stand-up sacré.
Barca Horly Fibilulu Mpia
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RDC : Le CRAC lance le débat citoyen sur l’avenir de la Constitution et appelle à la stabilité institutionnelle
Le débat autour de l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo continue de prendre de l’ampleur. Ce lundi 18 mai 2026 à Kinshasa, le Cadre des Réflexions et d’Actions autour de la Constitution (CRAC-RDC) a officiellement lancé ses activités au cours d’une rencontre organisée à la salle polyvalente Roger Manoka.
À travers cette initiative, cette plateforme de la société civile congolaise entend ouvrir un espace de réflexion citoyenne sur les enjeux constitutionnels, institutionnels et démocratiques du pays. Selon les organisateurs, le CRAC regroupe près de 216 structures issues notamment des mouvements des jeunes, des femmes, des personnes vivant avec handicap ainsi que plusieurs groupes thématiques.
Placée sous le thème : « Avenir constitutionnel de la RDC : arbitrage citoyen, stabilité institutionnelle et prévention des conflits », cette activité marque le début d’une feuille de route présentée comme « citoyenne, scientifique et inclusive ».

« Nous ne défendons aucun camp politique »
Dans son allocution inaugurale, le faciliteur national du CRAC, Ir Don Okoma Onyumbe, a tenu à clarifier sa position face aux nombreuses spéculations entourant les débats constitutionnels en RDC.
« Nous ne défendons ni un camp politique, ni une ambition partisane », a insisté la plateforme, affirmant que son engagement repose avant tout sur « les valeurs normatives de la Constitution, l’État de droit, les principes républicains ainsi que la place du citoyen dans les réflexions sur l’avenir institutionnel du pays ».
Le CRAC affirme privilégier une approche scientifique dans ses analyses. Ses réflexions, expliquent ses animateurs, s’appuient sur des références académiques, juridiques, sociologiques et historiques afin d’encourager un débat « éclairé et responsable ».
Promouvoir un arbitrage citoyen responsable
Pour cette structure, le citoyen congolais ne doit pas rester simple spectateur des discussions liées à l’avenir du pays. Le CRAC estime au contraire que la population doit être suffisamment informée pour comprendre les enjeux constitutionnels et participer activement au débat public.
« Le citoyen doit développer un regard critique et participer avec discernement à la consolidation de la stabilité institutionnelle », ont souligné les intervenants.
Cette orientation intervient dans un contexte où les discussions autour d’éventuelles réformes constitutionnelles continuent d’alimenter les tensions politiques et les débats au sein de l’opinion publique congolaise.
Prévenir les crises et éviter les divisions
Le CRAC a également lancé un appel à la responsabilité collective afin d’éviter que les divergences d’opinion ne débouchent sur des fractures sociales ou politiques.
La plateforme estime qu’une société stable se construit grâce au dialogue, à l’écoute mutuelle et à la recherche permanente du consensus républicain.
« Nos différences d’opinion ne doivent jamais devenir des facteurs de division, mais plutôt des opportunités de construire un consensus durable », a déclaré un des responsables du cadre.
À travers cette démarche, le CRAC affirme vouloir contribuer à la prévention des conflits en privilégiant une approche pacifique et patriotique.
Un message fort adressé à la jeunesse congolaise
L’un des moments marquants de cette rencontre aura été l’appel lancé à la jeunesse congolaise. Le CRAC considère les jeunes comme une force démographique majeure capable d’influencer positivement l’avenir du pays.
Toutefois, la plateforme met en garde contre toute instrumentalisation politique, idéologique ou communautaire de cette jeunesse.
« Votre énergie ne doit jamais être exposée à la manipulation, à la violence ou à toute forme d’instrumentalisation », ont averti les organisateurs.
Le CRAC plaide ainsi pour une jeunesse « consciente, informée et engagée » au service de la paix, de la cohésion nationale et de la responsabilité citoyenne.
Une feuille de route axée sur la paix et la cohésion nationale
En clôturant cette cérémonie, les responsables du CRAC ont réaffirmé leur volonté de promouvoir une démarche patriotique fondée sur la responsabilité collective et le respect des principes républicains.
Cette nouvelle plateforme entend désormais multiplier des espaces de dialogue, de sensibilisation et de réflexion afin d’impliquer davantage les citoyens dans les grandes questions constitutionnelles qui concernent l’avenir de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
