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Littérature : à la découverte de Grégo Ongala, une nouvelle voix dans la galaxie des écrivains congolais avec Les Sillons

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Paru cette année aux éditions Pamoja depuis Bujumbura, Les Sillons est le premier recueil de nouvelles signé Grégo Ongala, un jeune auteur congolais encore peu connu du grand public, mais dont la plume promet de marquer les esprits.

Juriste de formation, passionné de lecture et de culture, Grégo Ongala fait une entrée remarquée dans l’univers littéraire congolais. Il a choisi la nouvelle – un genre parfois négligé – pour poser ses premiers mots sur le papier, avec la même simplicité naturelle qu’un Brésilien entre dans une samba, ou qu’un Napolitain pétrit sa pizza.

C’est depuis les rives du lac Tanganyika, du Kivu et les paysages de l’Est de la RDC que l’auteur puise une partie de son inspiration. Des lieux qu’il a parcourus au fil des ans et qui nourrissent une mémoire sensible, une écriture empreinte de douceur, de gravité et de lucidité.

Un recueil introspectif : Les Sillons

Les Sillons, ce sont des histoires courtes qui mêlent nostalgie, émotion, résilience, développement personnel et estime de soi. Chaque texte est un sillon intérieur, une trace laissée par le passage d’un souvenir ou d’une épreuve. Le recueil se veut à la fois intime et universel, dans une langue sincère et humaine.

« Ça parle de souvenirs qui nous construisent, de moments qui basculent, et de la façon d’apprendre à s’aimer, même nos failles », confie l’auteur lors d’un entretien accordé à la rubrique Culture de CongoProfond.net, le jeudi 24 juillet dernier.

Loin des artifices, Grégo Ongala explore des thématiques profondes avec pudeur : la douleur, le recommencement, la mémoire, le choix, l’acceptation de soi. Pour lui, les sillons ne sont pas que des marques laissées sur la terre, ce sont aussi celles que la vie trace en chacun de nous.

« Même la terre la plus dure peut être retournée. Chaque jour, nous avons la possibilité de réorienter la charrue. D’ouvrir un nouveau sillon. »

Cette belle métaphore du sillon devient alors une leçon de vie. Les Sillons invite le lecteur à se reconnecter à lui-même, à prendre le temps d’écouter ce que la vie murmure à travers ses silences, ses pertes et ses renaissances.

Portrait d’un écrivain en devenir

Natif de Kinshasa, Grégo Ongala est un amoureux des livres depuis l’enfance. Il confie avoir longtemps rêvé de devenir un Hercule Poirot après avoir découvert les romans d’Agatha Christie. Bibliophile affirmé, encadreur d’enfants à la Fondation Joseph Sarto dans des activités à visée cognitive, il allie littérature, engagement social et éducation.

Ses nombreuses pérégrinations entre Kinshasa, le Rwanda et le Burundi nourrissent une plume fluide, simple mais riche de sens, influencée par ses expériences personnelles et les réalités humaines du quotidien.

Conclusion : quelle trace laisserons-nous ?

Les Sillons se referme sur une question essentielle, presque philosophique :

« Quels sillons choisis-tu de tracer désormais ? Pas pour plaire. Pas pour prouver. Mais pour être. Pour transmettre. Pour appartenir. »

Dans une société en quête de repères, ce livre propose un cheminement intérieur, lucide et porteur d’espoir. Il s’agit d’une œuvre discrète mais profonde, comme ces sillons qui germent en silence avant d’offrir leurs fruits au monde.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute

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La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.

Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée

Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.

Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».

La question sensible des violences

L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.

Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».

Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.

Une gestion “familiale” de la situation ?

Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.

Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.

Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.

Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.

Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

 

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