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Judith SUMINWA aux syndicats de l’INAP : « Nous allons prouver que nous sommes de bonne foi »
Dans le cadre de son engagement envers le dialogue social, la Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA a échangé avec les délégués de l’Intersyndicale Nationale de l’Administration Publique (INAP), ce jeudi 29 août 2024 au salon bleu de l’hôtel du Gouvernement. La Cheffe du Gouvernement s’est fait accompagner à l’occasion par Jean-Pierre Lihau, Vice-premier Ministre en charge de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public.
Elle s’est engagée à apporter des solutions aux problèmes sociaux des agents publics et fonctionnaires de l’État. Ce, après avoir pris connaissance de leurs desiderata.
L’amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de travail des agents publics et fonctionnaires de l’État, la retraite, le paiement des subsides, la mécanisation des nouvelles unités, toutes ces problématiques ont été passées au peigne fin au cours de ces échanges.
« Je n’ai pas besoin d’être cheffe du Gouvernement avec une administration absente. On ne peut pas fonctionner rien qu’avec le cabinet ministériel. L’administration est un élément important. Il faut fonctionner avec elle. On doit vous mettre dans des conditions qui vous permettent de bien faire le travail », a-t-elle déclaré.
La Première Ministre a enfoncé le clou sur la nécessité de mobiliser les ressources pour soulager les difficultés que rencontre l’administration publique pour son fonctionnement. Elle a, par ailleurs, proposé la tenue de la Commission paritaire pour servir de cadre d’échange Gouvernement-Intersyndical.
« Nous mobilisons les ressources pour permettre d’améliorer le pouvoir d’achat, les conditions de vie et de travail des fonctionnaires et de toute la population. C’est un engagement. J’ai toujours été estomaquée de voir dans quelles conditions travaillent de manière générale les fonctionnaires malgré qu’il y a quelques-uns qui sont dans de bonnes conditions. Il y a des choses qui ne sont pas acceptables. Il faut un changement. On doit voir dans quelle mesure régler les problèmes de la retraite des fonctionnaires, de la mécanisation et de la paie. On va se battre pour rétablir le paiement de vos subsides. Ensemble, nous allons discuter dans la prochaine Commission paritaire », s’est-elle exprimée.
Pour sa part, Jean-Pierre Lihau a loué l’initiative d’un dialogue sur les griefs soulevés afin de trouver des solutions adéquates.
« Notre démocratie n’est pas que politique. Elle est aussi sociale. On va organiser un dialogue visant à améliorer les conditions socio-professionnelles des agents de l’État pour les rendre capables d’aider l’État à exercer son autorité comme il faut, à créer de la richesse qui par la suite est répartie équitablement au niveau de la nation », a dit le Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public.
Dans la même veine, Fidèle Kiyangi, Président de l’INAP a exprimé son satisfecit sur la détermination de la Première Ministre à apporter des solutions à leurs problèmes.
« La Première Ministre nous a promis la tenue d’une Commision paritaire au cours de laquelle, nous allons discuter sur toutes les difficultés que rencontrent les agents et fonctionnaires. Face à cela, elle a nous a donné une bonne impression. Elle nous rassuré de sa détermination à trouver des solutions », s’est-il exprimé.
Notons que les travaux de la Commission paritaire vont permettre au Gouvernement de rencontrer le cahier des charges de l’intersyndicale nationale de l’administration publique (INAP) qui reprend toutes les doléances des agents et fonctionnaires de l’État.
CELCOM PRIMATURE
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« Bourse Bora » de Fifi Masuka : Un programme qui ouvre les portes de l’université aux meilleurs élèves du Lualaba dès 75 %
À l’occasion du huitième anniversaire de la Fondation AMANI, les jeunes de Kolwezi ont mis à l’honneur leur marraine, Fifi Masuka Saini, en consacrant une méga-conférence à ses réalisations en faveur de la jeunesse. Parmi les initiatives les plus saluées figure le programme Bora, considéré comme l’un des plus ambitieux mécanismes d’appui à l’excellence scolaire en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges, les intervenants ont présenté les retombées du programme Lualaba Bora, qui récompense chaque année les élèves ayant obtenu au moins 75 % aux examens d’État. Ces lauréats bénéficient d’une bourse leur permettant de poursuivre des études supérieures dans les meilleures universités du pays et de l’étranger, contribuant ainsi à la formation d’une nouvelle génération de cadres pour le développement de la province et de la RDC.
Les organisateurs ont particulièrement insisté sur la spécificité de cette initiative. Contrairement à la Bourse Excellentia portée par Denise Nyakeru Tshisekedi, qui exige un minimum de 85 % aux examens d’État, le programme Bora de Fifi Masuka fixe le seuil d’éligibilité à 75 %, élargissant ainsi le nombre de bénéficiaires de l’excellence académique. Autre particularité majeure, les lauréats reçoivent une bourse couvrant cinq années complètes d’études universitaires, leur offrant une garantie de continuité dans leur parcours académique.
Pour les responsables de la Fondation AMANI, cette politique traduit la vision de Fifi Masuka Saini, qui considère l’éducation comme un levier stratégique du développement. En investissant durablement dans les talents de la jeunesse, la gouverneure du Lualaba entend créer une élite compétente capable de relever les défis économiques et sociaux de la province et du pays.
La célébration des huit ans de la Fondation AMANI a ainsi servi de tribune pour rappeler qu’au-delà des infrastructures et des projets de développement, le capital humain demeure la principale richesse du Lualaba. À travers le programme Bora, les jeunes ont voulu témoigner leur reconnaissance envers leur marraine, dont les actions en faveur de l’excellence scolaire constituent, selon eux, une source d’inspiration pour toute la République démocratique du Congo.
Victor Kalenga Nsana/CONGOPROFOND.NET
