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« Bourse Bora » de Fifi Masuka : Un programme qui ouvre les portes de l’université aux meilleurs élèves du Lualaba dès 75 %

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À l’occasion du huitième anniversaire de la Fondation AMANI, les jeunes de Kolwezi ont mis à l’honneur leur marraine, Fifi Masuka Saini, en consacrant une méga-conférence à ses réalisations en faveur de la jeunesse. Parmi les initiatives les plus saluées figure le programme Bora, considéré comme l’un des plus ambitieux mécanismes d’appui à l’excellence scolaire en République démocratique du Congo.

Au cours des échanges, les intervenants ont présenté les retombées du programme Lualaba Bora, qui récompense chaque année les élèves ayant obtenu au moins 75 % aux examens d’État. Ces lauréats bénéficient d’une bourse leur permettant de poursuivre des études supérieures dans les meilleures universités du pays et de l’étranger, contribuant ainsi à la formation d’une nouvelle génération de cadres pour le développement de la province et de la RDC.

Les organisateurs ont particulièrement insisté sur la spécificité de cette initiative. Contrairement à la Bourse Excellentia portée par Denise Nyakeru Tshisekedi, qui exige un minimum de 85 % aux examens d’État, le programme Bora de Fifi Masuka fixe le seuil d’éligibilité à 75 %, élargissant ainsi le nombre de bénéficiaires de l’excellence académique. Autre particularité majeure, les lauréats reçoivent une bourse couvrant cinq années complètes d’études universitaires, leur offrant une garantie de continuité dans leur parcours académique.

Pour les responsables de la Fondation AMANI, cette politique traduit la vision de Fifi Masuka Saini, qui considère l’éducation comme un levier stratégique du développement. En investissant durablement dans les talents de la jeunesse, la gouverneure du Lualaba entend créer une élite compétente capable de relever les défis économiques et sociaux de la province et du pays.

La célébration des huit ans de la Fondation AMANI a ainsi servi de tribune pour rappeler qu’au-delà des infrastructures et des projets de développement, le capital humain demeure la principale richesse du Lualaba. À travers le programme Bora, les jeunes ont voulu témoigner leur reconnaissance envers leur marraine, dont les actions en faveur de l’excellence scolaire constituent, selon eux, une source d’inspiration pour toute la République démocratique du Congo.

Victor Kalenga Nsana/CONGOPROFOND.NET 

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RDC : Entre corps abandonnés et nouvelles alertes des ADF, Mambasa s’enfonce dans la crise

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Alors que 17 corps découverts depuis le 23 mai dans le territoire de Mambasa n’ont toujours pas été inhumés, de nouvelles alertes sécuritaires alimentent la psychose au sein de la population.

 L’ONGDH Protection Plus dénonce une détérioration continue de la situation et appelle les autorités à agir face à la menace persistante des rebelles ADF.

Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, continue de faire face à une crise sécuritaire et humanitaire préoccupante. Entre les attaques répétées attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), les déplacements de populations et le sort réservé aux victimes, les inquiétudes grandissent au sein des communautés locales.

L’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains (ONGDH) Protection Plus a exprimé sa vive indignation face à la situation de dix-sept corps découverts le 23 mai 2026 au village Kidini, dans la cellule Mongalyema, groupement Andifele, en chefferie des Walese-Karo. Plus de 2 semaines après leur découverte, ces dépouilles n’ont toujours pas été inhumées.

Selon l’organisation, ce retard constitue une atteinte grave à la dignité humaine et reflète l’ampleur de la crise qui frappe cette partie de l’Ituri. Les victimes auraient perdu la vie lors d’une attaque attribuée aux ADF.

Pour Protection Plus, l’absence de sépulture prolonge la souffrance des familles endeuillées et accentue le traumatisme d’une population déjà durement affectée par les violences armées.

« Toute personne décédée, quelles que soient les circonstances de sa mort, a droit à une inhumation digne, respectueuse et sécurisée, conformément aux principes fondamentaux des droits humains. Le respect des morts est un devoir fondamental de toute société civilisée », a déclaré Maître John Vuleveryo Musombolwa, responsable de l’organisation.

L’ONG appelle les autorités compétentes à organiser sans délai des funérailles dignes et sécurisées pour les victimes, tout en assurant la protection des sites concernés afin de préserver l’intégrité des dépouilles.

Cette situation intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans le territoire de Mambasa. Il y a quelques jours, des éléments présumés ADF ont attaqué le village Makwangi, situé dans le groupement Bayaku, en chefferie des Babila-Bakwanga. Selon des sources locales relayées par Protection Plus, quatre personnes ont été tuées lors de cette attaque.

Plusieurs boutiques ont été pillées et des habitants enlevés par les assaillants.

Face à cette nouvelle tragédie, l’organisation a dénoncé un regain d’insécurité qui plonge la population dans la peur. Elle appelle à un renforcement des opérations militaires afin d’assurer une protection durable des civils.

Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle alerte a été signalée dans la soirée du mardi 9 juin 2026. Dans une communication adressée à la rédaction de CongoProfond.net à 19h12, Protection Plus a fait état de plusieurs coups de feu entendus au village Babungwe, dans le groupement et la chefferie des Babila-Bakwanga, au PK 38 sur la Route nationale numéro 44 reliant Mambasa à Bunia.

Selon l’organisation, ces détonations ont provoqué une vive panique au sein de la population, occasionnant des déplacements de plusieurs familles au cours de la nuit. Bien qu’aucune attaque n’ait été officiellement confirmée au moment de l’alerte, la population redoute une nouvelle incursion des combattants ADF dans cette zone.

« Il y a seulement deux jours, nous dénoncions déjà une attaque dans le village Makwangi sur le même axe routier. Aujourd’hui encore, des coups de feu sont signalés à seulement 38 kilomètres de Mambasa. Cette situation est extrêmement préoccupante », a alerté John Vuleveryo Musombolwa.

Pour le défenseur des droits humains, la multiplication de ces incidents démontre l’urgence d’une réponse efficace des autorités sécuritaires. Il estime que la présence des ADF dans cette région constitue une menace permanente pour les populations civiles.

Protection Plus appelle ainsi les autorités administratives, militaires et sécuritaires à prendre des mesures urgentes afin de sécuriser l’axe Mambasa-Bunia et les localités environnantes. L’organisation rappelle que les habitants de Mambasa ne peuvent continuer à subir simultanément les massacres, les enlèvements, les déplacements forcés et l’abandon des victimes.

Pour l’ONG, seule une action rapide et coordonnée permettra de restaurer la sécurité, préserver la dignité humaine et redonner espoir à des populations confrontées depuis plusieurs années aux conséquences des violences armées.

Junior Kasamba/Congoprofond.net

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