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Éducation : les ministres Raïssa Malu et Marie-Thérèse Sombo mises au parfum des grandes lignes du dialogue sectoriel
La ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu a présidé ce jeudi 29 août, à Kinshasa, la réunion du groupe thématique éducation (GTE), la première depuis la mise sur pied de ce nouveau gouvernement, à laquelle a pris également part, sa collègue, Marie-Thérèse Sombo, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).

Au cours de ces assises, les ministres sectoriels ont été informés notamment sur les missions et le fonctionnement des organes du Cadre partenarial du secteur de l’Éducation.
Aussi, le point a été fait sur les dossiers prioritaires en cours dans le secteur. Et la présentation des principales réformes de chaque sous-secteur.
» Cette rencontre vise à renforcer la coordination et le dialogue entre tous les acteurs sectoriels afin de favoriser une action concertée autour des objectifs et réformes prioritaires. Notre objectif commun est de doter la République démocratique du Congo d’un capital humain compétitif, essentiel à la création de la classe moyenne dynamique« , a déclaré la ministre Malu, dans son allocution d’ouverture.

La Stratégie sectorielle de l’éducation et la formation (SSEF) 2015-2025 étant presqu’à terme, la ministre de l’EDU-NC a reconnu que sa mise en œuvre présente quelques résultats mitigés suite aux différents défis auxquels le secteur fait face.
A l’en croire, il est impératif que toutes parties prenantes s’engagent à mettre en œuvre efficacement le Plan d’action opérationnel sous-sectoriel , et évaluer la Stratégie actuelle pour préparer le Plan d’action opérationnel 2026-2030.
Pour mieux piloter le système, le secrétaire permanent du Groupe thématique éducation, Valeur Munsya a révélé que trois décisions ont été prises, à savoir, que les autres ssous-secteurs bénéficient aussi des appuis des partenaires, comme c’est le cas avec le ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté.
Il a été aussi recommandé le renforcement de la coordination des interventions et l’intégration du ministère des personnes vivant avec handicap, dans les instances sectorielles de dialogue.
La troisième recommandation est celle formulée par le représentant de l’UNESCO en RDC, Dr Isaias Barreto da Rosa, qui concerne la mise à disposition des données collectées et la production des annuaires statistiques.
Pour sa part, Justine Martin, représentante de l’ambassadeur de la France en RDC et Chef de file des Partenaires techniques et financiers, a réitéré l’engagement de son pays de soutenir les efforts de toutes les parties prenantes à l’amélioration du système éducatif en République démocratique du Congo.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
