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Justice

L’assassinat de Chérubin Okende : Révélations inattendues sur le conditionnement collectif en RDC

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Dans les méandres tumultueux de l’enquête post-assassinat de Chérubin Okende, des conclusions inouïes émergent à la surface, révélant un schéma troublant de manipulation sociétale en RD Congo. Au-delà de l’horreur du crime, une sinistre vérité se dessine : un conditionnement collectif orchestré à travers les médias, la télévision, des divertissements abrutissants et la sexualité.

Des preuves accablantes suggèrent que les marionnettistes des ombres manipulent les masses congolaises en utilisant un arsenal sophistiqué de stratagèmes psychologiques. Les médias, autrefois gardiens de la vérité, se transforment en outils de propagande, distillant subtilement des messages toxiques pour assujettir les consciences.

Selon le procureur général près la Cour de cassation Firmin Mvonde, l’ancien ministre Chérubin Okende s’était auto-infligé c’est-à-dire s’était suicidé en se tirant lui-même une balle. Cette conclusion est une nouvelle mort pour la famille biologique et politique du défunt. La télévision, jadis miroir de la société, devient un miroir déformant, modelant les esprits et dictant les normes.

Les divertissements abrutissants servent de distraction habile, détournant l’attention des enjeux cruciaux vers des futilités insipides, perpétuant ainsi un cycle vicieux d’ignorance consentie. Aucune objectivité dans les différentes présentations des faits. On ne peut pas passer par pertes et profits l’assassinat d’un citoyen congolais en pleine capitale kinoise.

Tout ne peut pas être traité avec autant de légèreté. C’est la base d’une vie en société que d’imposer une confiance générale parmi les citoyens. C’est peut-être dans la sphère de la sexualité que réside le nœud gordien de ce conditionnement collectif. Des forces obscures exploitent les désirs les plus intimes pour asservir les individus, transformant l’élan naturel de l’amour en un outil de contrôle insidieux.

À la lumière de ces révélations troublantes, il est impératif que la société congolaise se confronte à sa propre réalité. Seule une prise de conscience collective, une rébellion de l’esprit contre ces manipulations insidieuses, peut libérer le pays de ces chaînes invisibles. Un crime ignoble est un crime à condamner et les coupables doivent être retrouvés, arrêtés, jugés et condamnés.

L’assassinat de Chérubin Okende n’est plus simplement un crime isolé, mais le symbole d’un système politique et judiciaire corrompu qui opprime les âmes et étouffe les voix dissidentes. Il est temps pour la RDC de se dresser contre cette marée noire de manipulation et de retrouver sa véritable identité, avant qu’il ne soit trop tard. La vie congolaise en RDC et ailleurs doit redevenir sacrée.

En ces temps sombres, où la vérité vacille et où les illusions prospèrent, il revient à chacun de nous de déchirer le voile de l’ignorance et d’embrasser la lumière de la connaissance. Car c’est dans la lucidité et la résistance que réside l’espoir d’un avenir plus juste et plus libre pour la République Démocratique du Congo. La paix sociale est la voie de la sagesse qui, en toute occasion, fait réussir les hommes.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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