Justice
Procès Fils de Marie Ange Mushobekwa–Mambabwa : la Cour militaire de Kinshasa rend son verdict ce 4 juin
Après plus de trois semaines d’attente, la Cour militaire de Kinshasa/Gombe a fixé au jeudi 4 juin 2026 à 9 heures l’audience consacrée au prononcé du verdict dans l’affaire opposant les enfants de Mushobekwa à Philémon Mambabwa Zegbo et à ses co-prévenus.
Selon une notification officielle émise par le greffier major Soki Kilolo Getou, l’audience se tiendra à la prison militaire de Ndolo, cadre habituel de ce procès qui a retenu l’attention de l’opinion publique pendant plusieurs mois.
Cette affaire met aux prises le Ministère public et les parties civiles, dont la famille Mushobekwa, face à Philémon Mambabwa et d’autres personnes poursuivies dans le dossier. La notification, signée par le greffier divisionnaire de la Cour militaire de Kinshasa, a été régulièrement transmise aux parties concernées conformément aux dispositions légales.
Le prononcé de ce verdict marque une étape décisive dans une procédure judiciaire ouverte depuis plus de quatre mois et ayant connu plus d’une dizaine d’audiences, organisées tant au siège de la Cour militaire qu’à la prison militaire de Ndolo.
Les parties civiles, les prévenus ainsi que le public attendent désormais de connaître la décision finale de la Cour, qui viendra clore l’un des procès les plus suivis de ces derniers mois. Tous les regards seront tournés vers la prison militaire de Ndolo ce jeudi, où la juridiction militaire rendra publiquement son verdict.
Elvit Kumbu/Congoprofond.net
À la Une
Affaire UBA : L’ancien employé Glody Aleko Kibwila conteste les accusations et évoque un possible piratage
L’affaire opposant la United Bank for Africa (UBA) à son ancien employé, Glody Aleko Kibwila, continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur du dossier figurent des accusations d’abus de confiance formulées par la banque, que l’intéressé rejette catégoriquement.

Selon ses proches, les difficultés ont commencé après son licenciement par UBA, une décision qu’il considérait comme abusive. Déterminé à faire valoir ses droits, il avait saisi l’Inspection générale du travail afin de contester cette mesure.
Parallèlement, des soupçons portant sur de prétendues fausses factures et des paiements irréguliers liés aux services SMS Banking et Visa ont émergé au sein de la banque. Informé de ces accusations alors qu’il séjournait en Europe, Glody Aleko Kibwila serait rentré volontairement en RDC afin de répondre aux interrogations des enquêteurs.
La thèse du piratage
D’après sa famille, plusieurs séances de confrontation organisées dans le cadre de l’instruction auraient mis en évidence un possible piratage de son compte professionnel.
L’ancien employé affirme n’avoir jamais envoyé certains messages utilisés contre lui dans le dossier. Il soutient également qu’il ne disposait pas seul des prérogatives nécessaires pour valider certaines opérations financières incriminées.
Avant même son arrestation, il avait saisi le Conseil national de cybercriminalité afin de dénoncer ce qu’il considère comme une usurpation d’identité numérique.
Une version attendue de l’UBA
Alors que la famille de Glody Aleko Kibwila maintient la thèse d’une erreur judiciaire, l’opinion publique attend désormais la version officielle de l’UBA sur les circonstances ayant conduit à la plainte déposée contre son ancien collaborateur.
La banque pourrait notamment apporter des éclaircissements sur les éléments techniques et financiers qui fondent les accusations portées dans cette affaire devenue très médiatisée.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
