Justice
Justice en RDC : Les échos sinistres de deux assassinats politiques
Dans l’histoire tumultueuse de la République Démocratique du Congo, les meurtres de Chérubin Okende sous le règne de Félix Tshisekedi et de Floribert Chebeya sous celui de Joseph Kabila répètent un sinistre schéma. Ces deux figures, ancien ministre du gouvernement Tshisekedi devenu porte-parole de Moïse Katumbi alors principal opposant de Félix et défenseur des droits de l’homme pour le second, ont été brutalement réduites au silence, soulignant les profondes lacunes de la justice et de la gouvernance dans ce pays.
Les parallèles entre ces assassinats sont troublants : des voix courageuses qui dénoncent les abus du pouvoir, des enquêtes entachées d’irrégularités et une quête inassouvie de vérité et de justice pour les victimes et leurs familles. Ces similitudes révèlent une triste réalité : tant que les racines de l’impunité et de la corruption ne seront pas déracinées, ces tragédies se répéteront inlassablement.
Il est impératif que la justice internationale se lève avec fermeté et impartialité pour exiger des comptes dans ces affaires. La lutte pour la vérité et la justice ne doit pas être entravée par des considérations politiques ou des alliances opaques. Seul un engagement sans compromis en faveur de la transparence et de la responsabilité pourra briser le cycle de la violence politique en RDC.
En honorant la mémoire de Chérubin Okende, de Floribert Chebeya et de tant d’autres défenseurs des droits de l’homme tombés sous le poids de l’injustice, la communauté internationale peut envoyer un message clair : les crimes politiques ne resteront pas impunis. Il est temps de briser le silence, de défier les puissants et d’exiger un avenir où la justice et la dignité prévalent sur la tyrannie et la peur.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Justice
Derrière l’offensive judiciaire du GENOCOST, le poing d’acier de Guillaume Ngefa Atondoko
Alors que plus d’un million de dollars destinés à la mémoire des victimes du GENOCOST s’est volatilisé dans les limbes d’un contrat sans livrable, une main de fer a saisi la Justice au collet. Le communiqué du 17 avril 2026, ordonnant l’ouverture immédiate d’une enquête pour détournement de deniers publics contre les dirigeants du FRIVAO et la société DVO SARL, n’est pas qu’un simple paraphe ministériel.
C’est l’empreinte indélébile de Guillaume Ngefa Atondoko, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux. Dans une République où le bruit de l’argent sale couvre souvent les cris des victimes, cet homme a fait le choix radical du silence actif : celui qui prépare les perquisitions, identifie les comptes à geler et verrouille juridiquement la nasse autour des prédateurs présumés. La précision chirurgicale du communiqué porte sa signature intellectuelle.
Là où d’autres se contentent d’indignations de façade, Guillaume Ngefa Atondoko a armé le Parquet général près la Cour de Cassation d’un arsenal répressif complet : réquisitions bancaires, saisies conservatoires, et injonction de poursuites tous azimuts. Juriste rompu à la mécanique impitoyable de la loi anti-corruption, il a transformé une affaire qui sentait l’enlisement en une opération de police judiciaire d’envergure.
En posant la qualification de “détournement” et en exigeant le gel immédiat des avoirs, il a non seulement protégé les intérêts financiers de l’État, mais il a surtout érigé un rempart contre la honte : celle de voir les fonds du génocide congolais servir de pâture à des appétits privés. Le Ministre d’État Ngefa incarne ainsi l’espérance technique d’un État de droit qui ne négocie plus avec ses fossoyeurs. Il est ce rouage essentiel qui transforme la volonté politique en verdict inéluctable.
Par cette injonction historique, Guillaume Ngefa Atondoko rappelle à la Nation qu’entre la gabegie et la sanction, il n’y a plus qu’un seul rempart : l’intransigeance d’un grand commis qui a fait de la protection des deniers publics sa seule religion. Le message est sans ambiguïté : pour les pilleurs de la mémoire congolaise, la cavale administrative est terminée. La traque judiciaire a commencé, et elle a un nom.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
