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Kasaï Central : 40 participants, dont 15 femmes, outillés sur le mécanisme de la justice transitionnelle à Kananga
Le Bureau Conjoint des Nations-Unies aux droits de l’Homme( BCNUDH/de Kananga), organise, du 20 au 22 mars, un atelier de renforcement des capacités des représentants des associations de victimes du conflit Kamuina Nsapu à Kananga, province du Kasaï Central.
Prennent part à cet atelier, 40 personnes dont 15 femmes parmi lesquelles 6 viennent des territoires que compose la province du Kasaï Central.
Cet atelier vise, d’après Elvys Saint Faure BANGA-BOTHY, Coordonnateur BCNUDH, Bureau de terrain de Kananga à sensibiliser les associations de victimes sur le mécanisme de la justice transitionnelle dans le Kasaï central notamment sur l’édit portant création et fonctionnement de la commission provinciale vérité, justice et réconciliation « CPVJR », informer les associations de victimes de leur rôle et responsabilité dans le succès du mandat de la CPVJR, obtenir l’accompagnement des populations pour leur soutien à la CPVJR et avoir le même niveau de connaissance du processus de la justice transitionnelle et de comprendre dans le domaine de leur collaboration à la réussite de ce processus.
« L’association des victimes est l’un des partenaires de la commission provinciale vérité, justice et réconciliation mise en place en 2021 pour rétablir la vérité sur les abus et les graves violations des traités du droit international et du droit international humanitaire perpétrés à travers la Région du Kasai. », explique Elvys Saint Faure BANGA-BOTHY.
« Cette formation en mécanisme de la justice transitionnelle tombe à point nommé et nous voulons que la vérité soit rétablie », martèle l’un des participants
Jeff Mbuyi/congoprofond.net
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Sit-in de l’opposition à Kinshasa : Martin Fayulu évacué après des échauffourées près du Palais du Peuple
La journée de mobilisation de l’opposition congolaise a été marquée par de vives tensions ce vendredi 12 juin à Kinshasa. Le leader de l’ECiDé, Martin Fayulu, a été évacué par ses proches après des échauffourées survenues aux abords du Palais du Peuple, où les forces de l’ordre ont empêché les manifestants d’accéder au site.

Une manifestation sous haute tension
Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif sécuritaire a été déployé autour du Palais du Peuple. Les différentes voies d’accès ont été bloquées, notamment sur l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre) et le boulevard Triomphal, entre le pont Cabu et l’avenue Saio, provoquant d’importants embouteillages dans la capitale.
Les militants de l’opposition, venus répondre à l’appel de la coalition C64, ont été cantonnés à plusieurs centaines de mètres du Palais du Peuple par les forces de sécurité. Malgré plusieurs tentatives d’avancée, la police a maintenu le cordon sécuritaire.
Martin Fayulu évacué au milieu de la confusion

L’un des faits marquants de cette journée reste l’évacuation de Martin Fayulu. Selon plusieurs images et vidéos relayées sur les réseaux sociaux, le président de l’ECiDé a été assisté par ses collaborateurs après les échauffourées ayant éclaté entre manifestants et policiers.
Les tensions auraient été accentuées par des mouvements de foule et l’utilisation de gaz lacrymogènes pour disperser les militants. À ce stade, aucune communication officielle n’a précisé l’état de santé du leader de l’opposition ni la gravité d’éventuelles blessures.
Quelques heures plus tôt, Martin Fayulu était arrivé au siège national de son parti, où il avait rejoint les autres responsables de la coalition avant le début de la mobilisation.
Un sit-in perturbé par des contraintes logistiques

Alors que les autorités provinciales avaient proposé le terrain Assossa comme site alternatif pour la tenue du rassemblement, les organisateurs ont constaté que l’espace était déjà occupé par une cérémonie funéraire et une kermesse, compliquant davantage le déroulement de la manifestation.
Dans le même temps, plusieurs figures de l’opposition, dont Mike Mukebayi et Marley Vuvu, ont été aperçues en direction du Palais du Peuple avec des drapeaux d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.
À la mi-journée, la situation demeurait tendue autour du Palais du Peuple. Les forces de sécurité continuaient de contrôler les principaux accès, tandis que les militants de l’opposition tentaient de maintenir leur mobilisation.
Le sit-in, organisé pour faire entendre les revendications de l’opposition, s’est ainsi transformé en bras de fer avec les autorités, dans un contexte politique particulièrement sensible. Les regards restent désormais tournés vers les réactions officielles des organisateurs, des autorités et de Martin Fayulu, dont l’évacuation constitue l’un des principaux faits d’actualité de cette journée à Kinshasa.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
