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Sit-in de l’opposition à Kinshasa : Martin Fayulu évacué après des échauffourées près du Palais du Peuple

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La journée de mobilisation de l’opposition congolaise a été marquée par de vives tensions ce vendredi 12 juin à Kinshasa. Le leader de l’ECiDé, Martin Fayulu, a été évacué par ses proches après des échauffourées survenues aux abords du Palais du Peuple, où les forces de l’ordre ont empêché les manifestants d’accéder au site.

Une manifestation sous haute tension

Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif sécuritaire a été déployé autour du Palais du Peuple. Les différentes voies d’accès ont été bloquées, notamment sur l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre) et le boulevard Triomphal, entre le pont Cabu et l’avenue Saio, provoquant d’importants embouteillages dans la capitale.

Les militants de l’opposition, venus répondre à l’appel de la coalition C64, ont été cantonnés à plusieurs centaines de mètres du Palais du Peuple par les forces de sécurité. Malgré plusieurs tentatives d’avancée, la police a maintenu le cordon sécuritaire.

Martin Fayulu évacué au milieu de la confusion

L’un des faits marquants de cette journée reste l’évacuation de Martin Fayulu. Selon plusieurs images et vidéos relayées sur les réseaux sociaux, le président de l’ECiDé a été assisté par ses collaborateurs après les échauffourées ayant éclaté entre manifestants et policiers.

Les tensions auraient été accentuées par des mouvements de foule et l’utilisation de gaz lacrymogènes pour disperser les militants. À ce stade, aucune communication officielle n’a précisé l’état de santé du leader de l’opposition ni la gravité d’éventuelles blessures.

Quelques heures plus tôt, Martin Fayulu était arrivé au siège national de son parti, où il avait rejoint les autres responsables de la coalition avant le début de la mobilisation.

Un sit-in perturbé par des contraintes logistiques

Alors que les autorités provinciales avaient proposé le terrain Assossa comme site alternatif pour la tenue du rassemblement, les organisateurs ont constaté que l’espace était déjà occupé par une cérémonie funéraire et une kermesse, compliquant davantage le déroulement de la manifestation.

Dans le même temps, plusieurs figures de l’opposition, dont Mike Mukebayi et Marley Vuvu, ont été aperçues en direction du Palais du Peuple avec des drapeaux d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.

À la mi-journée, la situation demeurait tendue autour du Palais du Peuple. Les forces de sécurité continuaient de contrôler les principaux accès, tandis que les militants de l’opposition tentaient de maintenir leur mobilisation.

Le sit-in, organisé pour faire entendre les revendications de l’opposition, s’est ainsi transformé en bras de fer avec les autorités, dans un contexte politique particulièrement sensible. Les regards restent désormais tournés vers les réactions officielles des organisateurs, des autorités et de Martin Fayulu, dont l’évacuation constitue l’un des principaux faits d’actualité de cette journée à Kinshasa.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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