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Actualité

Sakania : A 1 jour de la clôture de l’enrôlement des électeurs, les organisations de la société civile et les partis politiques invitent la Ceni à prolonger l’opération

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L’opération d’enrôlement des électeurs dans la deuxième aire opérationnelle a débuté le 25 janvier 2023, dans les 9 provinces et trois pays pilotes (France, Belgique et Canada).

Après 3O jours ; c’est-à-dire du 25 janvier au 24 février passé, la Ceni a prolongé de 15 jours l’opération d’identification et d’enrôlement des candidats à la carte d’électeur, soit du 24 février au 10 mars.

Ce report s’est justifié selon la centrale électorale d’une part, par le retard enregistré dans le déploiement du matériel dans certains centres d’inscription, et d’autre part, par le fait que certains centres d’inscription de cette aire opérationnelle avaient connu une grande affluence des requérants à la date prévue pour la clôture, le 23 février dernier.

Aux dernières nouvelles, le Chef d’Antenne Ceni, territoire de Sakania en province du Haut Katanga, rassure la population que les opérations d’enrôlement prennent fin jeudi 23 mars 2023.

Issac Kasongo rappelle « le dernier jour les requérants auront les jetons peu importe leur nombre pour la programmation de l’opération de rattrapage. Nous demandons à la population d’être patiente tout le monde aura sa Carte d’électeur.

Nous fermons nos portes officiellement le 23 Mars 2023 pour les centres d’inscriptions qui ont connu des difficultés d’ordre fonctionnel : pannes des machines, rupture des intrants ».

Et d’ajouter : « des jours de récupération seront accordés pour le traitement des contentieux et l’enrôlement des prisonniers et des malades dans des hôpitaux ».

La ronde effectuée mardi 21 mars 2023 par la rédaction de Congoprofond.net dans différents centres a révélé un engouement sans précédent et d’autres centres accusent encore un manque criant du matériel électoral.

 

Faisant la lecture du déroulement de l’opération, la société civile, les partis politiques, et les certains anonymats invitent la Ceni à prolonger des quelques jours pour enfin, enrôler les derniers requérants.

« Que la Ceni prolonge même de 30 jours afin de finir tout le monde. Car, selon nos statistiques, Sakania enregistre moins de 50% d’enrôlés qu’en 2017 » souligne Maître le Grand MBELENGE Président du cadre de concertation de la société civile.

Monsieur Ken MUKAZ, président d’une structure de la société civile abonde dans le même sens et déplore le monnayage de l’opération dans les centres d’inscriptions. Avis partagé par les futurs électeurs.

 

Joseph Malaba/Congoprofond.net

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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