Provinces
An 57 de la mort de la Bienheureuse Anuarite : Denise Nyakeru Tshisekedi va financer la construction des abris sur la place Basilique à Isiro
La Première Dame a communié avec les fidèles catholiques à l’occasion du 57è anniversaire de la disparition de la sœur Marie Clémentine Anuarite Nengapeta.
Une messe d’action de grâce organisée pour la circonstance a été officiée par l’archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo à la place dite du sanctuaire nationale.
Le Cardinal Ambongo a, dans son homélie, exhorté les pèlerins venus des différents horizons à marcher sur les pas de la bienheureuse Anuarite qui est considérée, à juste titre pour les chrétiens catholique du monde entier comme un modèle de courage, d’intégrité, de fidélité et de dévouement au Seigneur.
Denise Nyakeru Tshisekedi qui était comptée au nombre de ces pèlerins a, sans tarder, répondu favorablement à cet appel en promettant de construire des hangars devant abriter la célébration prochaine de la bienheureuse Anuarite et ce, en attendant la construction de la Basilique pour sa canonisation au rang des saints.
DNT s’est rendue, par la suite, à Bafwabaka un site où Anuarite avait fait ses premiers vœux,précisément au couvent de Nazareth.
La Première Dame a visité ce site avant d’entrer dans les différentes pièces dans lesquelles la Bienheureuse exerçait son apostolat.De la salle de prière en passant par sa chambre jusqu’au où elle fut arrêtée.
La Première Dame a ainsi fait un don financier pour la réhabilitation de ce grand site situé dans le Congo profond.
Notons par ailleurs que cette descente à Isiro, dans la province du Haut-Uele marque la dernière étape de la tournée de la Première Dame dans l’ex-Province Orientale démembrée où elle a été accueillie par une foule immense qui a bravé la pluie.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Provinces
« Le Haut-Uele ne peut pas supporter 30 ans de guerre » : Moïse Mahuka appelle les jeunes à rejeter les groupes armés
Face aux inquiétudes grandissantes liées à la situation sécuritaire dans le nord-est de la République démocratique du Congo, Moïse Mahuka, leader d’opinion du territoire de Watsa, appelle la jeunesse du Haut-Uele à faire preuve de responsabilité en refusant toute collaboration avec les groupes armés qui tenteraient de s’implanter dans la province.
Dans une interview exclusive accordée à CongoProfond.net dans la soirée du mercredi 10 juin 2026, il a lancé un message fort à l’endroit des jeunes, les exhortant à ne jamais céder aux promesses financières des mouvements rebelles.
« La situation est complexe. Je demande aux habitants du Haut-Uele et particulièrement aux jeunes du territoire de Watsa de ne jamais intégrer un mouvement rebelle, quel que soit le montant d’argent qui pourrait leur être proposé », a déclaré Moïse Mahuka.
Pour lui, l’expérience douloureuse vécue dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu doit servir d’avertissement aux populations du Haut-Uele.
« Depuis 1996, les populations des Kivu vivent dans un contexte de guerre quasi permanent. Est-ce que le Haut-Uele sera capable de supporter trente années de conflit ? Nous devons réfléchir sérieusement à cette question », a-t-il souligné.
Selon ce leader d’opinion, la province du Haut-Uele ne dispose ni des infrastructures ni des capacités économiques suffisantes pour faire face à une crise sécuritaire prolongée. Il rappelle que de nombreuses familles dépendent du commerce avec les territoires voisins ainsi qu’avec l’Ouganda pour leur survie quotidienne.
« Notre province dépend largement des échanges avec l’Ituri, notamment les territoires d’Aru et de Mahagi, ainsi qu’avec la ville d’Arua en Ouganda. Peut-on raisonnablement accepter d’insécuriser une province qui peine déjà à garantir sa sécurité alimentaire ? », s’est-il interrogé.
Moïse Mahuka a également dénoncé toute implication éventuelle de jeunes du Haut-Uele dans les réseaux de soutien aux groupes armés.
« S’il y a des enfants du Haut-Uele ou de Watsa qui ont déjà intégré ces mouvements ou qui collaborent avec eux, ils doivent comprendre qu’ils travaillent contre les intérêts de leur propre peuple et compromettent l’avenir de leur province », a-t-il affirmé.
Évoquant la présence de réfugiés sud-soudanais sur le sol congolais, il a rappelé que l’insécurité contraint souvent les populations à abandonner leurs terres et leurs moyens de subsistance.
« Les réfugiés sud-soudanais sont en RDC parce qu’ils ont fui l’insécurité dans leur pays. Si demain la guerre s’installe chez nous, où irons-nous ? Qui nous accueillera au Soudan du Sud ? », a-t-il questionné.
Le leader d’opinion a par ailleurs attiré l’attention sur les défis auxquels fait face la jeunesse locale. Selon lui, la prolifération de certaines pratiques destructrices au fil des années a contribué à fragiliser une partie de la jeunesse, au détriment de son engagement citoyen et patriotique.
« Nous avons besoin d’une jeunesse responsable, consciente de ses devoirs envers la nation. Une jeunesse capable de défendre les valeurs de paix, de travail et de développement. Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans des aventures qui ne produisent que souffrances et destructions », a-t-il insisté.
Pour Moïse Mahuka, la préservation de la paix demeure aujourd’hui la principale condition du développement du Haut-Uele. Il invite ainsi les jeunes à privilégier l’éducation, l’entrepreneuriat et le travail communautaire plutôt que les voies de la violence armée.
« Le Haut-Uele a besoin de paix pour se développer. Nous devons protéger notre province et préparer un avenir meilleur pour les générations futures », a-t-il conclu.
Junior kasamba/Congoprofond.net
