Actualité
60 ans d’indépendance : le Maire de Kasumbalesa condamne le tribalisme
A l’occasion des 60 ans d’Indépendance de la RDC, célébré le 30 juin 2020, le maire de la ville de Kasumbalesa dans la province du Haut-Katanga, Maître André Kapamba Kamwanya, a, dans un message d’anniversaire adressé au président de la République Félix Antoine Tshisekedi, au gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula, et à ses administrés, salué les efforts consentis par les dirigeants congolais pour le rétablissement de la paix dans le pays.
Se référant au discours du chef de l’État, l’autorité urbaine de kasumbalesa a fustigé sur le tribalisme, et le discours racistes véhiculés par les ennemis de la paix et de l’unité.
« Nous avons deux grandes maladies dans notre ville : le tribalisme et les spéculations. Comme le chef de l’État l’a dit, unissons nos efforts pour la construction de notre pays, le tribalisme ne construit pas, nous sommes déjà une famille, évitons tous les discours d’incitation à la haine tribale », a déclaré le maire André Kapamba.
« L’autre ennemi, c’est la spéculation. Mes chers frères, à part l’insécurité qui nous frappe, la ville de Kasumbalesa, en particulier, ne connait pas une certaine incursion des présumés Mai Mai. Ce message annonçant l’entrée de Bakata Katanga est une simple spéculation. Les Forces de l’ordre sont sur le qui-vive pour veuiller sur la vie de notre territoire. Toutefois, si vous constatez des suspects, prière en informer les services de sécurités », a signifié à la presse le numéro 1 de la ville de Kasumbalesa.
Pour André Kapamba, la population de Kasumbalesa doit unir ses efforts, pour relever les défis et booster Kasumbalesa au développement.
Pour rappel, la population de cette ville frontalière à la Zambie a été en alerte, la nuit du 29 au 30 juin 2020, suite au message lancé sur les réseaux sociaux par Kibwe Katanga, annoçant la chasse forcée des non-originaires sur le sol katangais. Cette situation a crée une psychose générale dans le chef des habitants de la ville.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
