Santé
ZS Mont-Ngafula I : Univers Santé Plus, Speak Up Africa, Voix Essentielles et le PNLP forment des prestataires de santé aux nouvelles normes directives de lutte contre le paludisme
Un atelier de renforcement des capacités sur les nouvelles normes directives de lutte contre le paludisme s’est tenu mardi 10 mars 2026 au Complexe En Vrac, dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa. L’activité organisée par l’ASBL Univers Santé Plus, avec l’appui financier de Speak Up Africa, Voix Essentielles, en collaboration avec le Programme national de Lutte contre le Paludisme (PNLP), a réuni principalement des femmes prestataires de soins issues de la zone de santé de Mont-Ngafula I, autour de la mise à niveau sur les nouvelles normes directives nationales de la lutte contre le paludisme.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet VE-PALU, qui signifie « Les femmes accélèrent la victoire vers l’élimination du paludisme (WAVE) » mis en œuvre par Univers Santé Plus en République démocratique du Congo. Présente également en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, cette initiative vise à renforcer le leadership des femmes dans la gouvernance sanitaire et à promouvoir des politiques sensibles au genre dans la lutte contre le paludisme.

Cheffe des services, prise en charge au PNLP, Clarisse Mbo a expliqué que cette session visait notamment à vulgariser les directives nationales actualisées. « Nous avons eu l’occasion, à travers l’ASBL Univers Santé Plus avec l’appui financier de Speak Up Africa, de faire une remise à niveau des prestataires de soins, car depuis 2021 les directives nationales de lutte contre le paludisme ont été révisées mais n’ont pas encore été suffisamment vulgarisées. Avec l’appui du PNLP provincial, nous sommes venus dans la zone de santé de Mont-Ngafula I pour présenter la politique nationale, la définition du paludisme, les modes de transmission, la prévention ainsi que la prise en charge », a-t-elle indiqué.

Elle a également relevé une amélioration notable des connaissances des participantes à l’issue de la formation. « Lorsque nous avons commencé, nous avons remarqué que le niveau était assez bas, même si elles avaient certaines notions. Nous avons donc pu recadrer plusieurs éléments. Lors du pré-test, la moyenne était de 3 sur 10, mais après la formation, la moyenne au post-test est montée à 9. Cela nous a vraiment fait plaisir. Nous leur avons demandé de respecter les directives de prise en charge, notamment de ne pas administrer de médicaments sans test et sans confirmation biologique. Elles nous ont promis de mettre ces recommandations en pratique », a-t-elle ajouté, précisant qu’un suivi sera assuré avec l’équipe cadre de la zone de santé.

De son côté, Jolie Ange Kenzo, infirmière à l’aire de santé Pumbu, a salué l’impact de cette formation sur la pratique quotidienne des prestataires. « J’ai beaucoup appris sur ce que je faisais déjà en tant qu’infirmière, notamment sur la prise en charge des patients. Il y avait des aspects que nous négligions dans notre travail quotidien. Cette formation m’a apporté une réelle plus-value. Très souvent nous soumettions nos patients au schéma quinine, mais aujourd’hui j’ai appris qu’un patient souffrant du paludisme simple doit bénéficier en priorité d’un traitement à base d’ACT, conformément aux directives du PNLP. Nous remercions l’ASBL Univers Santé Plus pour cette initiative et nous souhaitons que ce type de formation soit multiplié afin de renforcer les capacités des femmes prestataires et contribuer au développement de la communauté », a-t-elle déclaré.
Exaucé Kaya
À la Une
Kipushi : Né sans anus, le combat urgent du petit Joseph au village Kintu
Allongé sur un lit de la salle technique, le quotidien de Joseph Ngoie Monga est rythmé par des pleurs incessants. Né le 4 avril 2026, ce nourrisson de cinq jours est atteint d’une imperforation anale, une malformation congénitale rare caractérisée par l’absence de l’orifice anal. Fait particulier, un petit orifice situé au niveau des bourses laisse s’écouler une faible quantité de liquide.
Selon le docteur Héritier Mabende, médecin traitant dans cette structure sanitaire, l’accouchement s’est pourtant déroulé sans incident. Cette pathologie, précise-t-il, est généralement d’origine inconnue. Elle peut être liée à un défaut de développement embryonnaire ou à des facteurs génétiques.
Rencontrés le mercredi 8 avril par CongoProfond.net au centre de santé de référence Grâce Divine, situé au village Kintu dans le territoire de Kipushi (Haut-Katanga), les parents du nourrisson lancent un cri d’alarme aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin de sauver la vie de leur enfant.

Un appel urgent à la solidarité pour une intervention vitale
La survie du petit Joseph dépend d’une intervention chirurgicale rapide. Faute de moyens financiers, ses parents sollicitent une aide urgente pour financer cette opération, qui consistera à créer une voie anale permettant l’évacuation normale des selles.
« Depuis cinq jours, l’enfant tète sans faire de selles, ce qui explique ses pleurs et son agitation », confie sa mère, visiblement éprouvée.
D’après les dernières informations médicales, le nouveau-né a déjà subi une perforation abdominale afin de permettre l’évacuation des matières fécales. Une intervention chirurgicale définitive est prévue dans un délai de trois mois, selon les indications de l’équipe soignante. Cependant, le manque de ressources financières demeure un obstacle majeur pour cette famille.
Patient M. MBY / Congoprofond.net
