Connect with us

Société

Kasaï-Central : le PNDA s’engage à construire un bâtiment pour l’Inspection provinciale de l’Agriculture à Kananga

Published

on

Une nouvelle dynamique de collaboration se met en place entre le Programme national de développement agricole (PNDA) et la jeunesse du Kasaï-Central. Ce mercredi 11 mars, l’ambassadeur Emmanuel Kabangu, président du Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Kasaï-Central, a reçu dans son bureau une délégation nationale du PNDA, conduite par son coordonnateur par intérim, M. Emmile.

Au cœur des échanges, l’annonce d’un projet de construction d’un bâtiment administratif de deux niveaux destiné à accueillir l’Inspection provinciale de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage à Kananga. Les responsables du PNDA ont souligné que la jeunesse serait activement associée à la gestion et à la protection de cette infrastructure, renforçant ainsi son rôle dans le développement du secteur agricole de la province.

De son côté, Emmanuel Kabangu a profité de cette rencontre pour plaider en faveur du projet « Camp agricole de la jeunesse », qui sera implanté dans la commune de Lukonga, au village Tshiaba Bumba. Ce projet vise à mobiliser et encadrer les jeunes dans des activités agricoles, contribuant ainsi à la relance de l’économie provinciale par une production agricole soutenue par une jeunesse organisée et engagée.

Ce rapprochement entre le PNDA et le CPJ Kasaï-Central s’inscrit dans la stratégie de plaidoyer menée par Emmanuel Kabangu lors de ses séjours à Kinshasa, visant à obtenir un appui accru des partenaires nationaux et internationaux pour les initiatives de la jeunesse.

Le PNDA a également réaffirmé sa volonté de collaborer avec le Conseil provincial de la jeunesse afin de mutualiser les efforts pour lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement agricole dans la province.

Mike Tyson Mukendi

Actualité

Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute

Published

on

La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.

Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée

Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.

Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».

La question sensible des violences

L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.

Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».

Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.

Une gestion “familiale” de la situation ?

Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.

Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.

Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.

Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.

Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

 

Continue Reading