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Zando, Parcelle et Complot : Le coup tordu contre Godé Mpoy !
La destruction illégale, brutale et ciblée de la parcelle du professeur Godé Mpoy n’est qu’un écran de fumée. Le vrai feu couve ailleurs, dans les entrailles opaques du marché central de Kinshasa, « Zando ».

Modernisé et réhabilité à 100 %, Zando reste pourtant hermétiquement fermé au public. Aucun chronogramme officiel, aucune explication, alors que des milliers de familles dépendent de ce centre névralgique du commerce kinois. L’ancien président de l’Assemblée provinciale, aujourd’hui député national, Godé Mpoy, n’est pas resté silencieux. Dans une lettre adressée au chef de l’État, il a tiré la sonnette d’alarme : le marché est prêt, pourquoi ce mutisme suspect ?
Sa correspondance est vite apparue comme une gêne pour certains décideurs de Kinshasa, soupçonnés de vouloir s’arroger des boutiques et des magasins dans le marché rénové. En clair : pas de réouverture sans butin. Face à cet obstacle nommé Godé Mpoy, la stratégie est simple : le discréditer, le faire taire, voire l’éliminer politiquement et physiquement.
Le complot se précise : accusations montées de toutes pièces

Un prétendu rapport de la Cour des comptes, que l’entourage de Godé Mpoy qualifie de faux grossier, tente de faire croire que ce dernier aurait détourné un million de dollars lorsqu’il dirigeait l’Assemblée provinciale. L’ODEP, dans une opération manifestement téléguidée, se fait le relais zélé de cette accusation vide, sans la moindre preuve tangible.
Mais les faits sont têtus : les comptes bancaires de Mpoy, domiciliés à Rawbank, sont connus, identifiés et même utilisés à titre de garantie dans l’affaire des crédits véhicules des députés provinciaux. Rien n’indique une quelconque gestion occulte ou mouvement suspect.
Quand la pelleteuse devient arme politique

À ce harcèlement politico-judiciaire s’ajoute une opération de démolition sauvage de sa parcelle située à Macampagne, au croisement des avenues Allée Verte et Nguma. Sans décision administrative, ni arrêté ministériel, les bulldozers ont rasé une propriété dûment cadastrée depuis l’époque du Zaïre, bénéficiant d’un certificat d’occupation valide et d’une mutation régulière.
Pire : pour masquer la forfaiture, une vidéo mensongère circule en ligne, montrant une autre maison, sans aucun rapport avec celle du professeur Mpoy. Mais trop tard : le complot est éventé, les documents parlent et les preuves juridiques sont solides. « Il se réserve le droit de saisir la justice », préviennent ses proches.
Manipulation médiatique et criminalisation d’un homme debout

Dernier épisode : des propos déformés pour lui coller une image d’incitateur à la rébellion. Alors que sa déclaration médiatique appelait à plus d’équité et de justice, des extraits tronqués sont repris et interprétés de manière malveillante. Mais qui peut croire qu’un professeur, prédicateur et défenseur des jeunes serait l’ennemi de l’État ?
Godé Mpoy n’est pas un homme à abattre. C’est un homme à écouter. Grâce à lui, des centaines d’étudiants congolais ont pu bénéficier de bourses d’études à l’étranger. Et ses engagements contre la gabegie financière sont constants.
Plutôt que de chercher à le faire taire par le harcèlement ou l’intimidation, les autorités feraient bien de s’inspirer de son combat. Deux tentatives d’assassinat n’ont pas suffi à l’éteindre. En s’attaquant à lui, c’est l’image d’un pouvoir en perte de repères qui se dessine, prêt à tout pour faire taire ceux qui dérangent.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
