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Moanda : le député Marcel Matumpe échappe à une attaque nocturne à son domicile
Le député national Marcel Matumpe Baka, élu de la circonscription de Moanda (Kongo Central), a été victime d’une tentative d’agression armée dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 juillet, aux alentours de 2h du matin. Les assaillants, munis d’armes blanches, ont fait irruption dans son domicile familial alors qu’il revenait d’un déplacement à Pointe-Noire.
Dans une déclaration à la presse, l’élu a relaté les faits avec émotion :
« À 2h, j’ai eu envie de me soulager. C’est là que j’ai aperçu une présence suspecte depuis la fenêtre. En m’approchant, j’ai vu un homme espionner à travers la vitre. J’ai couru au salon, puis j’ai ouvert la porte de la chambre. Deux individus armés de couteaux se trouvaient déjà là, prêts à agir », a expliqué l’élu.

Alerté par ses cris, son fils s’est interposé pour venir en renfort. Ensemble, ils ont réussi à maîtriser l’un des intrus, pendant que l’autre prenait la fuite.
« Ils sont entrés par effraction en brisant la fenêtre. Nous avons pu attraper l’un d’eux, que nous avons ligoté avant d’alerter les voisins. La police est arrivée vers 3h du matin pour le prendre en charge », a-t-il précisé.
D’après le député, l’agresseur capturé aurait mentionné un commanditaire. Il aurait promis de révéler son identité à la police.
Malheureusement, cette attaque n’a pas été sans blessés.
« Ma femme a été blessée au doigt, mon fils au ventre et moi-même à la tête. Mais grâce à Dieu, nous avons pu contenir la situation », a-t-il ajouté.

L’élu a profité de l’occasion pour lancer un appel pressant aux autorités :
« Il est temps de restaurer la paix et la sécurité dans la ville de Moanda. Ce genre d’événement est inacceptable, surtout lorsqu’il touche les familles dans leur intimité », a-t-il insisté.
Cette agression vient s’ajouter à la longue série d’attaques signalées dans le Kongo Central ces derniers mois, alimentant l’inquiétude des populations quant à la détérioration de la sécurité publique.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
