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Yakoma/Nord-Ubangi : les prix grimpent au marché à l’arrivée des humanitaires

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Depuis un certain temps, le marché central de la cité de Yakoma, dans Nord-Ubangi, brûle. Les plaintes se font entendre de façon la plus audible qui soit. Pour cause, l’augmentation de prix des denrées alimentaires et autres produits manufacturés.

Étonnamment, la banane qui se vendait par le passé à 50FC, s’achète actuellement à 100Fc (augmentation de 100%). La bouteille d’eau vive de 50cl prise à Kinshasa à 500fc exige le triple du prix ici. Celui de 1,5l est vendue à 2500fc alors qu’elle coûte 1000fc en ville. La viande de singe vendue autrefois à 12.000fc est passée à 27.000fc. La botte de pondu initialement vendue à 100Fc s’est envolée à 500Fc.
Le morceau de viande de 500Fc est allé à 2000Fc.

La passe qui autrefois était soumise à l’appréciation du client, est facturée à ce jour.

Sur place, des consommateurs ont informé CONGOPROFOND.NET que les prix des denrées alimentaires et autres produits ont augmenté à l’arrivée des humanitaires qui interviennent notamment dans la situation humanitaire due à la crise politico-militaire en Centrafrique. Pour les villageois et les commerçants, cette catégorie de clients amasse beaucoup d’argent grâce à leur fonction.

La présence régulière et remarquable des réfugiés centrafricains sur marché de Yakoma a beaucoup influencé le rythme de ce lieu de commerce, et a créé une rareté de certains produits.

Les autorités locales comptent sur la Fec (fédération des entreprises du Congo) pour négocier un retour à la normale.
En attendant, c’est l’enfer à Yakoma.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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