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Nord-Ubangi : le 28e convoi des réfugiés centrafricains déjà à Modale
Le Vendredi 13 août dernier, le HCR a accompagné une vingtaine de réfugiés (11 ménages) centrafricains à Modale, site aménagé à 35 Km de la cité de Yakoma (Nord-Ubangi).
Le HCR, est appuyé par ses partenaires, qui sont : la CNR (commission nationale pour les réfugiés), l’AIDES, l’ADSSE et autres, a ainsi réussi à relocaliser ce nombre, qui rejoint les autres déjà installés.
Après les formalités d’usage au site d’embarquement tenu par la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR), les réfugiés centrafricains ont été appelés à suivre les instructions sur le site. Neville Mutombo, assistant chargé des enregistrements auprès de la CNR au site de Modale, a instruit les réfugiés sur le comportement à adopter. Ce dernier a fait savoir que le site réservé n’est pas un parlement pour des activités politiques. « Ici on ne fait pas la politique », a-t-il dit sévèrement. « Ceux qui font la politique vont reprendre librement leurs activités une fois rentrés en Centrafrique ». Il a donc invité les réfugiés au respect des lois de la République démocratique du Congo, pays d’accueil.
Un kit hygiénique a été remis à chaque réfugié, suivant la taille de sa famille. Après cette étape, chaque réfugié avec sa famille a été placé dans une maison de passage. Celui-ci est un lieu de transit, avant de recevoir son logement définitif dans un bloc sur le camp.
Emile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
