Dev Solaire

Connect with us

Actualité

“World vision” et Denise Nyakeru Tshisekedi en guerre contre les violences faites aux enfants

Published

on

World vision, en partenariat avec la Fondation “Denise Nyakeru Tshisekedi” de la Première Dame de la République, a organisé ce jeudi 17 Septembre 20 au Salon Congo du Pullman hôtel à Kinshasa, un déjeuner-plaidoyer sur les violences faites aux enfants.

Une rencontre à laquelle a pris une part active la Première Dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, Présidente de la fondation qui porte son nom, aux côtés des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des membres de la société civile et des représentants des enfants.

En réunissant toutes ces parties prenantes, l’objectif poursuivi est celui de mobiliser les ressources humaines, matérielles et financières pour la lutte contre l’exploitation et les pires formes de travail des enfants en République Démocratique du Congo.

World vision travaille en RDC depuis 2018 sur la campagne globale « ensemble, éliminons les violences faites aux enfants ». Cette campagne, qui a bénéficié d’un soutien de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi dès son lancement, a permis d’identifier quatre formes de violences faites aux enfants, à savoir : l’exploitation économique, l’exploitation sexuelle, le recrutement et l’utilisation des enfants dans les groupes armés et le travail des enfants dans les mines.

Au cours du ce déjeuner, Denise Nyakeru Tshisekedi a non seulement salué les efforts déjà entrepris par les parties prenantes dans cette lutte pour cette cause noble qui touche l’avenir de notre pays, mais a aussi rappelé la nécessité de travailler en synergie et de redoubler les efforts afin de mettre fin à toutes pratiques qui entravent le développement et le bien-être des enfants en RDC.

« Le travail des enfants demeure un phénomène social, mais qui a des conséquences incalculables pour la santé et la sécurité de l’enfant et pour le développement socio-économique du pays » a déclaré l’épouse du Chef de l’Etat.

Pour Denise Nyakeru Tshisekedi, il est impérieux :

De mettre en œuvre et allouer les ressources nécessaires au Plan d’action national de lutte contre les pires formes de travail des enfants, mis en place en 2011 par le gouvernement de la RDC en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT) ;

D’adopter une approche interministérielle, en collaboration avec les ministères concernés, notamment le Ministère du travail, le Ministère des mines, les Ministères en charge de l’éducation et le Ministère du Genre, Famille et Enfants pour renforcer les actions de lutte contre les pires formes de travail des enfants;

D’intensifier la lutte contre la pauvreté et sécuriser les revenus des ménages surtout en cette période de pandémie de la Covid-19 ;

De développer une stratégie nationale d’éducation civique et morale avec intégration de la thématique protection de l’enfant face aux pires formes de travail des enfants et l’éducation à la paix et de la tolérance avec le focus sur la cohabitation pacifique et l’acceptation ; cette stratégie devra définir clairement les ministères, départements et personnes en charge des différentes actions et activités. Le Gouvernement de la RDC devrait veiller à ce que l’agence gouvernementale chargée de conduire cette stratégie dispose des ressources et du budget nécessaires à sa mise en œuvre efficace ;

De doter les inspecteurs du travail des ressources suffisantes pour étudier les problèmes liés au travail des enfants. Ils devraient également être formés à réagir de manière adéquate, et en mettant toujours en avant l’intérêt supérieur de l’enfant ;

D’appuyer les activités de rattrapage scolaire de la division des affaires sociales en faveur des enfants démobilisés, ceux désengagés des carrières et améliorer les infrastructures d’accueil ;

De mener une évaluation technique institutionnelle de la loi portant protection de l’enfant en vue de renforcer les mesures de protection des enfants ;

De prendre en compte la protection de l’enfant dans le fond minier pour la génération future ;

De prendre une mesure afin de rendre gratuite les procédures administratives et plaintes pour les enfants.

A l’issu de ce déjeuner, les participants ont émis le vœu de voir le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et le secteur privé investir dans les projets et programmes pour les enfants en situation difficile, particulièrement ceux victimes de l’exploitation et pires formes de travail des enfants.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

%d blogueurs aiment cette page :