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Santé

Violences basées sur le Genre : des prestataires du « Call Center » formés sur l’avortement autogéré 

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Le personnel du Call Center chargé des violences basés sur le genre a bénéficié, ce lundi 13 septembre à l’hôtel Selton à Gombe, d’une formation sur les questions d’avortement autogéré. En somme, il s’agit de la prise en charge téléphonique des victimes des violences sexuelles, le renforcement des référencements, ainsi que leur orientation vers des structures appropriées au cas où elles tombaient enceinte.

En effet avec 846 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes, la RDC constitue un des pays qui portent le fardeau de la mortalité maternelle dans le monde. C’est dans ce cadre que l’Ong américaine IPAS appuie ce call center en renforçant les connaissances de ses prestataires en matière d’avortement mais aussi leurs compétences en vue d’améliorer le référencement des utilisatrices sur l’avortement autogéré.

C’est au cours de cet atelier de formation, qui s’est déroulé par des jeux des questions et réponses mais aussi des exposés, que les participants ont été capables de décrire l’ampleur et les conséquences de l’avortement non sécurisé sur la mortalité maternelle mais aussi d’expliquer les normes et directives de l’OMS sur l’avortement autogéré, sans oublier la clarification du contexte légal de l’avortement en RDC.

Rappelons que IPAS s’est assignée comme missions de former les ressources humaines sur les questions de planning familial; d’apporter un soutient aux victimes des violences sexuelles; d’informer sur le système sanitaire en cas d’avortement sécurisé permet de lutter contre les avortement clandestins mais aussi permet d’apporter une information exacte à la femme de l’aide nécessaire, etc.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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