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Vidiye Tshimanga mis en detention provisoire : De la corruption au financement du terrorisme, l’opinion s’interroge !
Invité par le parquet général près la cour d’appel de Kinshasa-Gombe, Vidiye Tshimanga, ancien conseiller spécial stratégique du Président Félix Tshisekedi, a été mis en détention provisoire ce mercredi 21 septembre 2022. A l’issue de l’audition qui a commencé de 11 heures jusqu’à 18h30, le magistrat instructeur a décidé sa détention pour cause des infractions de blanchiment d’argent, financement du terrorisme, achat d’armes, trafic d’influence, etc.
Ces nouvelles infractions révélées ont jeté un trouble au sein de l’opinion publique qui s’attendait à une audition sur les faits de corruption présumée en rapport avec une commission de 20% qu’il aurait négociée auprès d’une société de prétendus investisseurs dans les mines, en usant de son influence.
Plusieurs observateurs se demandent à ce stade la provenance de ces infractions qui n’ont pas été décelées dans la vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Le parquet général près la cour d’appel de Kinshasa-Gombe aurait-il d’autres éléments incriminant le président de la DCU pour quitter de la corruption au financement du terrorisme ? La question reste posée au moment où des proches de Vidiye Tshimanga avancent déjà la thèse d’un complot qui se précise.
Il faut rappeler que ce sont des faits de corruption qui ont entrainé la démission de l’ex-conseiller du chef de l’Etat de son poste le 16 septembre dernier. Il était au cœur d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le mêlant à une possible tentative de trafic d’influence.
Cette démission fait suite à la publication, le 15 septembre, par le journal suisse Le Temps, de plusieurs vidéos dans lesquelles il négocie de l’argent auprès de pseudo-investisseurs. Vidiye Tshimanga, quant à lui, a parlé de manipulation.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
