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Vers une majorité des ex FCC à la plénière de la CENI : Naïveté ou erreur de l’Union Sacrée ?
Le processus d’installation des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), lancé il y a peu, sera clôturée avec l’investiture prochaine des délégués désignés par l’opposition politique à l’Assemblée nationale.
Un regard rétrospectif sur le travail fait par la commission mixte paritaire a permis de révéler que la composition de l’actuelle administration électorale est majoritairement tenue par des sociétaires ( Anciens et Nouveaux) du Front Commun pour le Congo (FCC) et ses dérivés. Curieux tout de même et intéressant lorsqu’il s’agit des outputs produits par une composition censée appartenir à l’Union Sacrée.
Fort est d’observer que la quasi-totalité des postes revenant aux formations politiques toutes tendances confondues ont été attribuées soit aux membres FCC restés dans l’opposition soit encore à ceux d’entr’eux ayant théoriquement rejoint l’Union Sacrée.
Ainsi, en ce qui concerne le Bureau, hormis la présidence contrôlée par la Société civile, il y a lieu de noter que le poste de premier vice-président a été attribué à un ancien membre du FCC migré dans l’Union Sacrée tandis que celui de deuxième vice-président revient à un cadre du FCC-opposition.
Alors que le poste de rapporteur est donné à un délégué de l’UDPS, celui de rapporteur adjoint est occupé par un membre issu de l’Alternance pour la République, force politique proche de l’Union Sacrée mais dont les racines remontent à la Majorité Présidentielle (MP). Un lien peut-être facilement établi entre le FCC opposition et le FCC transfuges.
En ce qui concerne la Questure, ce poste a été pourvu par le FCC opposition tandis que la Questure adjointe revient de l’AFDC, ancienne sociétaire du FCC puis du FCC-CACH.
Cette configuration s’observe aussi au niveau de la plénière (non Bureau) où l’on retrouve notamment un délégué du FCC (PPRD), parti de l’opposition et un membre désigné par le PALU, ancien allié au FCC.
Pour bon nombre d’observateurs, cette situation devrait interpeller le leadership de l’Union Sacrée quant à la capacité réelle de cette coalition de contrôler effectivement d’administration électorale. Ainsi, la seule alternative serait de passer au crible le dernier enterinement qui a davantage gonflé les rangs de cet ancien allié afin de réduire tant soit peu cette présence qui peut être nuisible à l’Union Sacrée.
T.T.B/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville
Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés
Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.
Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés
C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.
Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.
« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.
Un appel à la solidarité locale
L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.
588 réfugiés officiellement enregistrés
Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.
Une inquiétude croissante dans la population
Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.
Les autorités provinciales à pied d’œuvre
Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.
Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
