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Vers une majorité des ex FCC à la plénière de la CENI : Naïveté ou erreur de l’Union Sacrée ?
Le processus d’installation des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), lancé il y a peu, sera clôturée avec l’investiture prochaine des délégués désignés par l’opposition politique à l’Assemblée nationale.
Un regard rétrospectif sur le travail fait par la commission mixte paritaire a permis de révéler que la composition de l’actuelle administration électorale est majoritairement tenue par des sociétaires ( Anciens et Nouveaux) du Front Commun pour le Congo (FCC) et ses dérivés. Curieux tout de même et intéressant lorsqu’il s’agit des outputs produits par une composition censée appartenir à l’Union Sacrée.
Fort est d’observer que la quasi-totalité des postes revenant aux formations politiques toutes tendances confondues ont été attribuées soit aux membres FCC restés dans l’opposition soit encore à ceux d’entr’eux ayant théoriquement rejoint l’Union Sacrée.
Ainsi, en ce qui concerne le Bureau, hormis la présidence contrôlée par la Société civile, il y a lieu de noter que le poste de premier vice-président a été attribué à un ancien membre du FCC migré dans l’Union Sacrée tandis que celui de deuxième vice-président revient à un cadre du FCC-opposition.
Alors que le poste de rapporteur est donné à un délégué de l’UDPS, celui de rapporteur adjoint est occupé par un membre issu de l’Alternance pour la République, force politique proche de l’Union Sacrée mais dont les racines remontent à la Majorité Présidentielle (MP). Un lien peut-être facilement établi entre le FCC opposition et le FCC transfuges.
En ce qui concerne la Questure, ce poste a été pourvu par le FCC opposition tandis que la Questure adjointe revient de l’AFDC, ancienne sociétaire du FCC puis du FCC-CACH.
Cette configuration s’observe aussi au niveau de la plénière (non Bureau) où l’on retrouve notamment un délégué du FCC (PPRD), parti de l’opposition et un membre désigné par le PALU, ancien allié au FCC.
Pour bon nombre d’observateurs, cette situation devrait interpeller le leadership de l’Union Sacrée quant à la capacité réelle de cette coalition de contrôler effectivement d’administration électorale. Ainsi, la seule alternative serait de passer au crible le dernier enterinement qui a davantage gonflé les rangs de cet ancien allié afin de réduire tant soit peu cette présence qui peut être nuisible à l’Union Sacrée.
T.T.B/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
