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Maï-Ndombe : 200 chefs d’établissements du primaire et secondaire de la coordination diocésaine d’Inongo nord en atelier de renforcement des capacités

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Début, ce mercredi 5 janvier 2022, à Inongo chef-lieu de la province du Mai Ndombe, de l’atelier de formation de renforcement des capacités qu’organise la coordination diocésaine des écoles conventionnées catholiques d’Inongo nord à l’intention des chefs d’établissements et leurs adjoints.

Session de formation financée sur fonds propres de cette coordination, son objectif est de renforcer les capacités de ces corps enseignants pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

Plus de 200 chefs d’établissements et leurs adjoints venus des différentes écoles conventionnées catholiques d’Inongo nord prennent part à cette session. Ceux-ci proviennent, notamment Beronge, Mpenzwa, Ibanda, Ntandembelo, Banzo, Inongo et Kiri.

Plusieurs discours ont été prononcés à l’ouverture dudit séminaire.

Dans son mot de circonstance, l’abbé coordinateur diocésain des écoles conventionnées catholiques d’Inongo nord, Alfred Mbula Mabusa, a invité les participants à suivre attentivement les matières qui seront données au cours de ce séminaire afin de les transmettre aux apprenants.

De son côté, l’abbé coordinateur provincial des écoles conventionnées catholiques de la province du Mai Ndombe est revenu sur l’objectif poursuivi de ces assises organisées à l’intention de chefs d’établissements du primaire et secondaire en exhortant les chefs d’établissements sur le rôle qu’ils doivent jouer pendant l’exercice de leur métier. Pour lui, un bon chef d’établissement doit être à la hauteur de toutes les stratégies ayant trait à l’éducation et à la bonne marche de son établissement.

Il sied de noter que cette session de formation qui se déroule en la salle épiscopale prendra 4 jours soit du mercredi 5 janvier au samedi 8 janvier de l’année en cours.

Jean Armand Mwawa à Inongo/Congo profond

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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