Politique
V. Kamerhe sur la réforme constitutionnelle : « Où est le péché si l’on revoit la constitution ? Nous sommes toujours dans la légalité »
Le président de l’Assemblée nationale a certifié que la réforme constitutionnelle voulue par le chef de l’État, n’est pas une violation de la Loi, mais c’est une question qui rentre dans les prérogatives constitutionnelles, lui reconnues à l’article 218 de Loi fondamentale de la République démocratique du Congo.
Il a fait cette affirmation à l’issue d’un entretien avec le président de la République ce lundi 9 décembre, au menu duquel plusieurs questions touchant différents secteurs de la vie, ont été abordées.
« Évoquer cette question n’est pas un tabou, c’est dans la même constitution à l’article 218, que l’on prévoit les modes de sa révision et ceux qui sont habiletés à prendre cette initiative. C’est soit le président de la République; le gouvernement réuni en conseil des ministres; chacune des chambres du parlement à la moitié de sa composition; et/ou les congolais par une pétition de 100.000 personnes. Mais où est le péché ? Nous sommes toujours dans la légalité », a déclaré Vital Kamerhe.
En outre, le président de la chambre basse du Parlement s’interroge sur la précipitation avec laquelle plusieurs acteurs s’en vont au débat, alors que rien n’est encore initié pour réfléchir sur la question de la réforme constitutionnelle.
« Le président de la République a indiqué qu’il mettra en place une commission constitutionnelle multidisciplinaire, qui s’en chargera de réfléchir sur cette question. Cette commission n’est même pas encore mise en place, il y a ceux qui préfèrent aller trop vite en besogne et lisent ce qui viendra, or cette commission ne sera pas seulement constituée des gens de la majorité », a-t-il renchéri.
Il convient de rappeler que l’initiative annoncée par le Président Tshisekedi de revoir la constitution en vigueur, ne rencontre pas l’avis positif de tous les congolais. Plusieurs acteurs politiques et ceux de la société civile opposent un “non” catégorique. Ils accusent le chef de l’État de vouloir briguer un autre mandat.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
