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« 1 million de dollars à chacun de 47 diocèses » : Bemba accuse, Mgr Nshole réplique vigoureusement !
“Le président a donné la possibilité à quarante sept (47) diocèses de la République Démocratique du Congo d’avoir 1 million de dollars chacun, pour des œuvres caritatives pour le développement. Qu’en ont-ils fait ?”. Ce sont là les propos accusateurs du VPM des transports Jean-Pierre Bemba, qui ont provoqué la réaction urgente de l’Église Catholique, par l’entremise de Mgr Donatien Nshole, secrétaire général et porte-parole de la CENCO.
Invité le week-end dernier à l’émission « Face à Face » de Top Congo FM, Mgr Donatien Nshole a qualifié les paroles de Jean-Pierre Bemba, des propos « teintés de méchanceté et d’une ingratitude gratuite ».
Il a épinglé que la mise au point est faite, non parce que les propos du ministre originaire de la province de Gemena s’avèrent vrais, mais simplement parce qu’ils ont dérangé et choqué l’Église.
“En tant que secrétaire général de la CENCO, je ne pouvais pas laisser ces propos malveillants être consommés par la population surtout par les fidèles bien-aimés pour qui nous nous sacrifions.”, a-t-il fait savoir.
Ces frais alloués aux travaux bien précis ont servi aux installations sanitaires importantes dans certains coins de la RDC, a révélé le porte-parole de la CENCO, qui a voulu savoir de Jean-Pierre Bemba ce qu’il a déjà réalisé dans sa province d’origine.
“Posez-lui la question s’il s’occupe de la santé de la population de Gemena. Seulement là, un diocèse avec une tranche a construit une école moderne, en plus de cela un forage d’eau”, a-t-il confié.
Et de poursuivre les réalisations des diocèses faites avec ces millions de dollars qui seraient perçus du Chef de l’État : “Chez lui à Gemena, l’unique centre où l’on peut avoir l’examen IRM avec le scanner, dans toute la province c’est un centre inauguré le 9 mars de cette année, dans le cadre de ce projet. Quelque chose d’exceptionnel chez lui et il en est ignorant”. S’est-il exprimé avec exclamation.
Mgr Nshole a également parlé des cas de certains diocèses, à Boma par exemple, où est construit un centre d’analyse biomédicale dont “les équipements coûtent très chers ». Il a révélé qu’il y a certains diocèses qui ont préfinancé pour ne pas mettre en mal le travail, qui attendent et d’autres se sont même endettés”.
Clôturant ce sujet, le secrétaire général de la CENCO a déclaré qu’à l’inauguration de chaque projet, l’État a toujours été invité pour plus de transparence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
