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“Politiciens en soutanes” ? Mgr Nshole recadre Bemba “Nous sommes des pasteurs, nous veillons sur le bien-être de nos brebis dont la vie dépend de la gouvernance du pays”

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Mgr Donatien Nshole, secrétaire général et porte-parole de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), est revenu ce week-end sur les propos du Vice-premier ministre, ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, qui a qualifié des hommes de Dieu de l’église Catholique des hommes politiques en robes.

Dans son allocution, Mgr Donatien Nshole a rappelé le rôle de l’église, qui est celui de veiller sur le bien-être de ses brebis qui n’est pas exclue de la communauté congolaise et qu’elle n’aurait aucune intention de briguer des responsabilités au sein de la classe politique.

Nous n’avons aucune intention de faire de la politique, nous sommes des pasteurs, nous veillons sur le bien-être de nos brebis qui sont des citoyens, dont la vie dépend de la gouvernance du pays. Si la population est bien gouvernée, on ne verra pas l’église s’intéresser aux questions politiques”. A-t-il fait savoir, en s’inspirant du Pape Benoît qui a déclaré que l’église ne peut pas se taire là où la population souffre.

Accusée également par le même ministre de l’exécutif nationale de “manipuler la jeunesse, de menacer la paix, d’ingrate aux des actions posées par le chef de l’État en faveur de l’église, de ne pas faire ce qu’elle devrait faire particulièrement en ce temps de guerre, de réunir les uns et les autres autour du Chef de l’État”, a confié que l’église a toujours approché l’État sur cette question.

En ce qui est de former un bloc autour du Chef de l’État qui est le symbole de l’État, le message de la CENCO est clair, c’est le président de la République qui doit réunir les uns et les autres et c’est la recommandation que l’église n’a cessé de lui faire et qui n’a encore jusque-là eu un écho favorable.”, a-t-il répliqué.

Et de poursuivre : “Quand il était ministre de la Défense, nous sommes allés le voir parce qu’on allait faire un plaidoyer au niveau de l’Union Européenne et des États-Unis contre l’agression Rwandaise, mais pour y aller on devrait être mieux informés. On a vu Christophe Lutundula des Affaires étrangères et lui Bemba, c’est une intervention de haut niveau”.

Le secrétaire général de la CENCO a appelé à la cohésion nationale, afin de faciliter le rétablissement de la paix à l’Est de la RDC : “Nous serons plus forts, si nous créons une forte dynamique nationale pour décourager ce qui se passe à l’Est de notre pays”, a-t-il exhorté les politiques et les acteurs de la société civile.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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