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Uvira: condamnation à perpétuité du soldat assassin du jeune Bigirimana Lazard

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Le tribunal de garnison d’Uvira vient de rendre son verdict sur le dossier opposant le ministère public contre le soldat de 1ere classe NGISIA LIYANGO. Ce dernier était accusé d’assassinat contre le jeune de 18 Ans, Bigirimana Lazard, tué  dans la nuit du 16 au 17 mai à Kiliba-Hongera.

Deux autres chefs d’accusations pesaient encore sur le soldat. Il s’agit de violation des consignes, d’extorsion et de dissipation des munitions. Ainsi, l’accusé écope de la peine à perpétuité pour assassinat, 10 ans pour violation des consignes, 20 ans pour extorsion, 10 ans pour dissipation des munitions.

La peine la plus lourde de perpétuité a été retenue et des dommages et intérêts de 30.000 dollars américains alloué à la famille de victime qui était la partie civile.

Ce procès s’est tenu à Kiliba, ce mercredi 19 mai 2021 dans la plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira, sous une importante escorte des forces de sécurité et le verdict est tombé aux environs de 17h55 minutes.

Pour rappel, la victime a été tuée près du pont Kiliba aux environs de 20 heures lorsqu’il revenait d’une salle de cinéma pour suivre un match de football. A la suite des échanges musclés avec ledit soldat, qui voulait lui arracher son téléphone portable, le militaire a tiré à bout pourtant sur l’infortuné qui est mort sur place.

Signalons que cette situation de tuerie est devenue monnaie courante. Un autre cas a eu lieu en date du 13 mai à Uvira où un défenseur judiciaire Rodrigue Haramba à été tué par un militaire. Ce dernier a été aussi condamné à perpétuité.

CLEOPHAS BUMBA KYEMBWE BABU LORRY’S/CONGO PROFOND. NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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