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Unikin : bagarres rangées, ce jeudi, entre étudiants des facultés de Médecine et Pétrole !
Une forte tension a régné, ce jeudi 22 juillet 2021, sur le site de l’université de Kinshasa ( Unikin). Au coeur de cette situation : des violentes échauffourées entre étudiants de deux facultés( Médecine et Pétrole & Gaz), occasionnant même un arrêt général des cours.
En effet, au grand désarroi des étudiants d’autres facultés, les cours ne se sont pas déroulés convenablement ce jeudi. La police universitaire, sans moyens de répression, a observé impuissant le point culminant d’un conflit qui existe depuis belle lurette entre ces deux facultés.
A en croire le témoignage d’une étudiante de troisième doctorat en médecine, ce conflit a repris son cours le mardi dernier. » Pendant que les cours se dispensaient à la faculté de médecine, un étudiant ayant repris l’année en médecine et qui a changé de faculté pour le Pétrole et Gaz, est revenu dans son ancien auditoire après des disputes avec ses anciens collègues qui ont également repris l’année. Ceux-ci sont communément appelés ‘’sénateurs’’. L’étudiant de Pétrole et Gaz s’en est pris à une étudiante de médecine qu’il a même battue… »
Et de poursuivre : « Le lendemain, donc mercredi dernier, des étudiants de médecine ont repéré cet étudiant de Pétrole et Gaz qu’ils ont « corrigé » à leur tour. C’est ainsi qu’aujourd’hui, jeudi, aux alentours de 10 heures, en guise des représailles, des étudiants de Pétrole et Gaz ont attaqué ceux de médecine jusque dans leurs auditoires, frappant à l’aveuglette tous les futurs médecins trouvés sur leur chemin. Comme symbole de leur victoire, les » pétroliers » ont déterré le panneau où étaient inscrits les insignes et renseignements de la faculté de Médecine. D’où, la bagarre générale avec jet de pierres ! »
Tous les efforts fournis par CONGOPROFOND.NET pour atteindre les autorités universitaires se sont avérés vains. Dossier à suivre.
Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
