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Unikin : bagarres rangées, ce jeudi, entre étudiants des facultés de Médecine et Pétrole !
Une forte tension a régné, ce jeudi 22 juillet 2021, sur le site de l’université de Kinshasa ( Unikin). Au coeur de cette situation : des violentes échauffourées entre étudiants de deux facultés( Médecine et Pétrole & Gaz), occasionnant même un arrêt général des cours.
En effet, au grand désarroi des étudiants d’autres facultés, les cours ne se sont pas déroulés convenablement ce jeudi. La police universitaire, sans moyens de répression, a observé impuissant le point culminant d’un conflit qui existe depuis belle lurette entre ces deux facultés.
A en croire le témoignage d’une étudiante de troisième doctorat en médecine, ce conflit a repris son cours le mardi dernier. » Pendant que les cours se dispensaient à la faculté de médecine, un étudiant ayant repris l’année en médecine et qui a changé de faculté pour le Pétrole et Gaz, est revenu dans son ancien auditoire après des disputes avec ses anciens collègues qui ont également repris l’année. Ceux-ci sont communément appelés ‘’sénateurs’’. L’étudiant de Pétrole et Gaz s’en est pris à une étudiante de médecine qu’il a même battue… »
Et de poursuivre : « Le lendemain, donc mercredi dernier, des étudiants de médecine ont repéré cet étudiant de Pétrole et Gaz qu’ils ont « corrigé » à leur tour. C’est ainsi qu’aujourd’hui, jeudi, aux alentours de 10 heures, en guise des représailles, des étudiants de Pétrole et Gaz ont attaqué ceux de médecine jusque dans leurs auditoires, frappant à l’aveuglette tous les futurs médecins trouvés sur leur chemin. Comme symbole de leur victoire, les » pétroliers » ont déterré le panneau où étaient inscrits les insignes et renseignements de la faculté de Médecine. D’où, la bagarre générale avec jet de pierres ! »
Tous les efforts fournis par CONGOPROFOND.NET pour atteindre les autorités universitaires se sont avérés vains. Dossier à suivre.
Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
