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UNFPA RDC : 420 personnes bientôt outillées dans la lutte contre les exploitations, abus et harcèlements sexuels
C’est dans le cadre de l’accord de partenariat noué avec l’UG-PDSS que l’UNFPA implémente le projet « Prévention et réponses à l’exploitation et les abus sexuels(EAS) et le harcèlement sexuel (HS) ». Celui-ci s’exécute dans le cadre de la mise en œuvre des projets du PNMLS, PDSS, REDISSE IV et COVID-19 FA.
Pendant 4 jours, l’UNFPA-RDC organise une formation des formateurs sur les procédures et réponses à l’exploitation, abus et harcèlement sexuels. Le go a été donné mercredi, 1er mars 2023. Dans le premier panier des formés figurent les personnalités étatiques et différents partenaires privés du secteur de la santé et de droits humains. L’objectif de cet atelier est de développer les matériels et les outils à utiliser pour la formation des formateurs en ce qui concerne la prévention contre les abus, l’exploitation et le harcèlement sexuel en Rdc.
Pilotées par le représentant adjoint de l’UNFPA RDC, Kenneth Ehouzou, ces assises sont rendues possibles grâce au financement de la Banque Mondiale à travers le gouvernement.
Financé à hauteur de 20 millions de dollars sur une période de 18 mois, le projet sera mis en œuvre dans 20 provinces de la RDC pour s’assurer la création d’un environnement de protection des jeunes filles et des femmes qui vont accéder aux services de santé.
En 18 mois, l’objectif est de former 420 formateurs qui vont à leur tour transmettre les connaissances reçues à plus à 9000 autres personnes, qui seront outillées en matériels et en compétences pour identifier et répondre aux préoccupations des bénéficiaires (Victimes).
À la question de savoir qu’est-ce qui a motivé l’exécution de ce projet, la Directrice du programme national de la santé de rééducation (PNSR), Dr Anne-Marie NTUMBA, précise que « les violences et abus sexuels prennent de plus en plus de l’ampleur, tel a été le cas avec les victimes de l’épidémie d’Ebola et autres. Après les enquêtes, le système des nations unies et le gouvernement ont décidé de mettre en place des mécanismes de prévention pour éviter le pire dans n’importe quel milieu ».
Benjamin Kapajika /Congoprofond.net
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
