Politique
Kinshasa : Les partisans de Kabund dans la rue ce samedi pour exiger la libération de leur leader
Alliance pour le changement (Ach), parti politique de l’ancien premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Kabund, se mobilise pour exiger la libération de son fondateur détenu depuis près de 204 jours à la prison centrale de Makala. Ses militants affirment organiser une marche ce samedi 04 mars à partir de 09 h.
« Nous marcherons de notre siège national du parti jusqu’à l’Assemblée nationale, où nous lirons et déposerons un mémorandum. Pour ce faire, nous emprunterons les boulevards Lumumba, Sendwe et Triomphal. », a indiqué Franco Mayiza, cadre du parti Ach.
Ce dernier confirme qu’une communication a été faite depuis le 28 février par le Secrétaire Général, Belly Motuno Chabu, à l’autorité provinciale de Kinshasa.
Les militants de « Ach » demandent ainsi à l’autorité provinciale de prendre des mesures d’encadrement et de sécurisation indispensables, afin de leur assurer la parfaite jouissance de leurs droits et libertés fondamentales, garantis par la Constitution de la République.
Rappelons que l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a été poursuivi pour avoir tenu des propos qualifiés d’injurieux, de nature à alarmer la population et à porter atteinte à l’honneur dû aux institutions publiques et à la dignité du chef de l’Etat.
Deborah Kabuya/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
