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Nord-Kivu : 24 h après son autorisation, le trafic routier dans les zones sous influence du M23 de nouveau suspendu par le gouverneur militaire

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La circulation des biens et des marchandises est de nouveau suspendue sur tous les axes routiers de la province du Nord-Kivu qui se trouvent encore dans les zones occupées par les rebelles du M23.

Ceci vient d’intervenir après quelques heures seulement de leur ouverture sur décision du gouverneur militaire de la province, le Lieutenant Général Ndima Kongba Constant.

Dans son communiqué signé ce mardi premier mars 2023, le gouverneur militaire du Nord-Kivu justifiait la réouverture de ces axes routiers par les sollicitations du public et des operateurs économiques en particulier.

Ce jeudi 3 mars, en fin d’après-midi, l’autorité provinciale vient de se dédire. Elle explique sa nouvelle décision par l’incident qui de s’est produit ce même jour au niveau de Katale, sur l’axe Rutshuru-Goma, en territoire de Rutshuru.

En effet, certaines sources de la contrée ont, dans l’avant-midi de ce jeudi, renseigné que les rebelles du M23 ont mis fin à la vie d’un chauffeur et pillé toutes les marchandises que transportait le dit camion en direction de Goma.

Dans ce tout nouveau communiqué, le gouverneur note que cette nouvelle mesure est prise pour mettre la population à l’abri de la barbarie des rebelles et leurs alliés.  » Suite aux comportements barbares, assassins et terroristes du M23/RDF manifesté dès le premier jour de l’application de la mesure portant sur la reprise de la circulation des marchandises et biens, son excellence Monsieur le gouverneur de province le Lieutenant Général Ndima Kongba Constant suspend la dite mesure », note le communiqué signé par le Lieutenant Colonel Ndjike Kaiko Guillaume, son porte-parole.

Pour rappel, le précédent communiqué concernait les principaux axes routiers qui servent à desservir la ville de Goma en denrées alimentaires et biens de première nécessité. Ces axes sont notemment Goma-Rutshuru-Kanyabayonga, Goma-Sake-Kitchanga-Kanyabayonga, Goma-Sake-Kitchanga-Pinga et Goma-Sake-Mushaki-Masisi-Walikale.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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