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UDPS : violentes manifestations à Kinshasa et Mbuji-Mayi contre les élus provinciaux, 2 morts !

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Le discours du président ai de l’Union pour la démocratie et le progrès social( UDPS), Jean Marc Kabund, n’a pas suffit pour calmer la base de ce parti. Ce samedi 16 mars 2019, des « combattants » de ce parti sont revenus encore au siège du parti pour dénoncer le comportement de leurs élus provinciaux qui n’ont pas pu voter pour leurs candidats sénateurs à Kinshasa et au Kasaï.

Sur place, a-t-on appris, des pneus sont brûlés, des chants hostiles à l’endroit de ces élus que beaucoup qualifient des « corrompus ».


    Quant aux motards dits  » Wewa », ils se sont aussi regroupés au rond-point Socimat à Gombe avant de deferler sur le boulevard du 30 juin pour manifester sous l’oeil vigilant des forces de la police nationale congolaise.

    En dehors de Kinshasa, l’on apprend également la tension qui est montée dans le périmètre du Capitole, siège l’Assemblée provinciale du Kasaï central. Un groupe de personnes considérées comme partisans de l’Udps, parti de l’actuel président de la République, se sont emportées contre les députés élus sous la bannière de ce parti politique sur qui ils ont même lancé des pierres, les accusant d’avoir trahi l’UDPS, car n’ayant pu arriver à elire aucun de ses candidats aux élections sénatoriales.

    Ils accusent les élus de l’UDPS de s’être livrés à la corruption. Pour eux, Ils ont été élus gratuitement et ils ont fait la honte du parti en refusant de voter les sénateurs du parti.

    « Comment croyez-vous vrai que l’UDPS manque un siège parmi les quatre attribués à la province au Sénat ? », s’interrogent-ils.

    Pour eux, c’est inconcevable, ces gens ont, non seulement trahi le parti mais également le peuple qui avait voté pour eux. Ce sont des traîtres.

    Notons qu’ informé des manifestations au siège du parti après sa débâcle aux élections sénatoriales, le président intérimaire de l’UDPS, Jean Marc Kabund a Kabund, avait ce vendredi 15 mars 2019 rassuré aux militants et militantes de son parti que l’acte posé par certains des députés provinciaux du parti ne restera pas impuni. Aussi, a-t-il qualifié ce comportement de haute trahison.

    Cependant,a-t-il informé, qu’il les avaient tous réunis un jour avant ces élections pour les derniers consignes.

    D’ailleurs, a-t-il poursuivi, chacun d’eux avait choisi son candidat sénateur. « À ma grande surprise, les choses se sont déroulés comme vous l’avez constaté », a-t-il déclaré.

    « C’est vous la base qui avez élu ces députés, et c’est à vous encore de retirer le mandat que vous leur avez donné », a conclu le numéro 1 du parti, tout en les suggérant d’aller manifester devant l’hémicycle de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, leur lieu de travail.

    Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu’une réunion de la haute hiérarchie est prévue pour ce vendredi au siège de ce parti où une série des mesures sera prise.

    2 morts à Mbuji-Mayi


    Une vive tension a regné ce matin de samedi 16 mars à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental. Des militants de l’UDPS très mécontents des résultats réalisés par leur parti aux sénatoriales ont organisé des razzias aux residences de quelques députés provinciaux qu’ils accusent de corruption. Bilan: deux maisons de ces élus saccagées et incendiées. On parle de Bavon Mbuyi et Armand Kalengayi wa Nzembela.

    Des sources locales évoquent également la mort de deux manifestants dans ces manifestations.

    MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »

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La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.

Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées

Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.

« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.

Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.

Des failles internes dans le dispositif sécuritaire

Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.

Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.

Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.

Une série d’incidents violents qui inquiète

Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.

Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.

Un appel à des mesures urgentes

Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.

Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.

Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

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