Politique
UDPS/Tshisekedi : Dans une communication récente, Déo BIZIBU Balola rappelle l’importance du respect des textes fondateurs du Parti
Dans une communication officielle faite récemment, le Secrétaire général a.i. de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), Déo BIZIBU Balola, est monté au créneau pour recadrer les débats internes en rappelant l’essence même du parti : le respect rigoureux de ses textes fondateurs.
Dans ce message adressé aux cadres, militants et sympathisants, Déo BIZIBU souligne que *l’unique héritage véritable du feu Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba* repose sur l’attachement aux statuts et au règlement intérieur du parti. « Nul ne peut revendiquer l’héritage du Sphinx de Limete sans respecter les textes du Parti », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que *l’article 31, point 7, des statuts du parti* est clair sur la gestion des différends : seule la *Convention Démocratique du Parti (CDP)* est compétente pour trancher à travers ses commissions spécialisées. Toute initiative parallèle ou contournement des procédures établies constitue un danger pour la stabilité interne du mouvement.
Ce rappel intervient dans un contexte marqué par des tensions internes et des ambitions exacerbées en perspective du prochain remaniement. *Le SG a.i. appelle donc à la discipline, à l’unité et à l’alignement sur la vision du fondateur, Étienne Tshisekedi*, pour préserver la crédibilité du parti au pouvoir.
Un message fort, à l’heure où l’UDPS est appelée à être un exemple d’éthique politique.
Barca Horly Fibilulu Mpia/Congoprofond.net
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
