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Gouvernement Suminwa II : Continuité, Ouverture et Renouveau pour une RDC en mouvement

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Après plusieurs mois d’attente, le Gouvernement Suminwa II est officiellement installé. Comptant 53 membres, dont 6 vice-premiers ministres, 12 ministres d’État, 24 ministres, 5 ministres délégués et 6 vice-ministres, cette nouvelle équipe gouvernementale illustre une volonté claire de conjuguer stabilité, inclusivité et modernisation. La Première Ministre Judith Suminwa a adressé ses remerciements au Président Félix Antoine Tshisekedi pour sa confiance renouvelée, tout en réaffirmant son engagement à poursuivre la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement, en accord avec les priorités majeures du Chef de l’État.

Continuité renforcée et sang neuf

Ce gouvernement remanié s’appuie sur une majorité de membres issus de l’équipe précédente, plus de 60 %, avec certains reconduits à leurs postes tandis que d’autres changent de portefeuille. Cette composition traduit un équilibre entre l’expérience, l’expertise et le renouvellement, afin de garantir la continuité tout en insufflant un nouvel élan.

Un gouvernement d’ouverture à l’opposition et à la société civile

Dans la lignée des promesses électorales, le Gouvernement Suminwa II s’ouvre davantage à l’opposition et à la société civile. Plusieurs figures emblématiques rejoignent l’équipe :

– Adolphe Muzitu Fumutshi, ancien Premier Ministre, est nommé Vice-premier ministre chargé du Budget, poste qu’il avait déjà occupé au sein du Gouvernement Gizenga (2007-2008).

– Floribert Anzuluni Mavatiku, ex-candidat à la présidentielle et ancien coordinateur du mouvement Filimbi, critique engagé du régime précédent, devient Ministre de l’Intégration régionale.

– Guillaume Ngefa, fondateur de l’Association zaïroise des droits de l’homme (Azadho), militant internationalement reconnu des droits humains et exilé politique, prend le portefeuille de Ministre de la Justice.

Ce choix d’intégrer des voix diverses illustre une volonté de dialogue et d’unité nationale.

Réformes structurelles : ministères fusionnés, renommés ou créés

Pour gagner en efficacité, certains ministères ont été fusionnés ou restructurés :

– Le ministère de l’Enseignement supérieur intègre désormais la Recherche scientifique et l’Innovation.

– Le ministère des Affaires étrangères, dirigé par Thérèse Kayikwamba Wagner, élargit ses missions à la gestion de la diaspora congolaise.

– Un nouveau ministère de l’Économie numérique voit le jour, répondant aux exigences du marché moderne et à la digitalisation croissante.

Judith Suminwa : la confiance renouvelée

Première femme à diriger un gouvernement en République Démocratique du Congo, Judith Suminwa confirme sa place à la tête de l’exécutif. Cette économiste de formation, nommée en avril 2024, a su convaincre par ses résultats en moins d’un an. Face aux défis sécuritaires, notamment dans l’Est du pays marqué par l’occupation rwandaise de plusieurs localités, elle a piloté une économie plus résiliente.

Son leadership se caractérise par la diversification économique, la promotion de l’autonomisation des femmes et des jeunes, et la formalisation du secteur informel. Parmi ses réalisations majeures :

– La baisse historique du prix des produits pétroliers, allégeant directement le coût de la vie.

– Des mesures fiscales en faveur des produits de première nécessité.

– Le doublement des soldes des militaires et policiers.

– La poursuite du programme de gratuité de l’éducation de base.

– L’extension de la couverture santé universelle aux provinces.

– Plusieurs succès diplomatiques renforçant la position internationale de la RDC.

Sa reconduction est un signe fort de confiance du Président Tshisekedi dans ses capacités à poursuivre les grands chantiers nationaux.

Défis et perspectives pour le Gouvernement Suminwa II

Malgré ces acquis, la nouvelle équipe devra relever d’importants défis : la sécurisation durable de l’Est, la relance économique avec création d’emplois, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance, ainsi que la consolidation de la paix sociale à travers un dialogue inclusif.

Un appel à l’unité nationale

Dans ce contexte, la Première Ministre a lancé un appel vibrant à l’unité et à la mobilisation de toutes les forces vives du pays — gouvernement, opposition, société civile, secteur privé et population — afin de bâtir ensemble une République démocratique prospère et juste.

Une vision ambitieuse pour l’avenir

Le Programme d’actions du Gouvernement, guidé par la vision du Président Tshisekedi, mise sur le développement durable, la modernisation des infrastructures, la promotion de l’éducation et de la santé, ainsi que l’intégration régionale. L’objectif est d’ancrer la RDC durablement parmi les grandes nations africaines, grâce à une gouvernance rigoureuse et des résultats concrets.

Ce Gouvernement Suminwa II incarne donc une étape essentielle dans la construction d’une RDC plus stable, ouverte et innovante. L’heure est à la mobilisation et à l’action pour transformer cette ambition en réalité palpable au quotidien.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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