Santé
Tshopo : Zoom sur l’hôpital Santé rurale congolaise de la société Busira Lomami à Imbolo
Situé dans le village d’Imbolo, en plein territoire d’Isangi, dans la province de la Tshopo, l’hôpital Santé rurale congolaise (SRC) est à ce jour le principal établissement de la contrée, car accueillant également des malades issus des villages environnants du territoire d’Isangi et ce, grâce à son plateau technique bien garni. C’est une œuvre de la société Busira Lomami (BLO), filière du Groupe Blatner Elwyn Agri (GBE Agri).
D’une capacité d’accueil d’environ 200 lits, l’hôpital SRC Imbolo contribue incontestablement au développement de la RDC, à travers cette communauté de la province de la Tshopo.
A en croire le Docteur Franck Tshupa, responsable de l’hôpital, son équipe et lui sont impliqués dans la prise en charge sanitaire de la population d’Imbolo et ses environs.
En effet, le SRC Imbolo prend en charge tous les travailleurs de la société BLO pour les cas à la fois des maladies causées par leur travail à la plantation et celles pas directement liées à la société. Il prend aussi en charge toutes les autres personnes ne travaillant pas dans la société, voire non issues du village d’Imbolo. D’après ce médecin responsable, l’hôpital propose plusieurs services et dispose en même temps des matériels dont il est le seul à avoir sur l’ensemble du territoire d’Isangi. « Nous avons notre appareil de radiographie qu’on ne retrouve pas dans le territoire d’Isangi. Il n’y a que chez nous qu’on peut trouver l’examen d’échographie et nous avons beaucoup d’autres examens de labo qui peuvent être faits ici. Ce qui fait que même les hôpitaux de référence recourent à nous. En cas de dépassement de notre plateau ici à Imbolo ou dans le territoire d’Isangi, automatiquement le malade est obligé de se déplacer vers Kisangani où il peut trouver les services plus spécialisés que nous », souligne Dr Tshupa, précisant que la maladie la plus fréquente de ce milieu reste la malaria.
Parmi les services organisés par la SRC Imbolo, il y a notamment la chirurgie générale, l’accouchement, ou encore la CPN (consultation prénatale).
La SRC a été créée en 1999 et est financée sur fonds propres. Elle a pour devise “un peuple sain et épanoui, c’est un potentiel nécessaire pour le développement d’un pays”. Très engagée en matière de santé rurale, elle est aussi présente dans quatre (4) autres provinces outre la Thsopo. Il s’agit des provinces de l’Equateur, de la Mongala, de la Tshuapa, et du Kongo Central). La SRC dispose au total de 3 hôpitaux généraux de référence ; 7 centres médicaux et 34 centres de santé.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
