À la Une
49ème Assemblée générale du Conseil du Fonds Mondial : Le Congolais Jean -Jacques Mbungani à la tête d’une forte délégation du Conseil africain à Hanoï
Ouverte le lundi 8 mai 2023 à Hanoï (Vietnam), la 49ème Assemblée Générale du Conseil du Fonds Mondial réuni les différents conseils d’administration venus d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique afin de discuter sur des stratégies de développement, surveillance de la gouvernance, engagement de ressources financières, évaluation de la performance organisationnelle, gestion des risques, engagement des partenariats, mobilisation des ressources et plaidoyer.

La délégation du Conseil africain est conduite par Dr. Jean-Jacques Mbungani Mbanda, président du Conseil d’Administration de l’African Constituency Bureau (ACB) du Fonds Mondial. C’est une forte délégation représentative constituée d’une vingtaine d’administrateurs de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi que ceux de l’Est et du Sud.
Ce meeting international du Fonds Mondial est une aubaine pour faire un plaidoyer pour l’Afrique tel que discuté antérieurement lors de la réunion d’Addis-Abeba.
Aussitôt arrivés dans la capitale vietnamienne, le chef de file de la Zone Afrique et toute sa délégation se sont réunis, dans la matinée de ce lundi 8 mai 2023, pour peaufiner les dernières stratégies et s’accorder sur les points essentiels et les termes de référence qui font l’objet de cette rencontre internationale. Une raison de plus pour que le continent parle d’une même voix lors de cette conférence au Vietnam.

Juste après cette réunion, le président du Conseil d’Administration d’ACB et son équipe ont entamé une série des discussions préliminaires et des consultations avec d’autres Conseils et bureaux des circonscriptions du monde. La délégation américaine a été l’une des premières circonscriptions à s’intéresser à la position du Conseil africain sur l’apport du Fonds Mondial dans la lutte contre les maladies que sont la tuberculose, le VIH et la malaria.
Au cours de leurs échanges, Dr Jean-Jacques Mbungani s’est inscrit dans la droite ligne des assises d’Addis-Abeba. En clair, il a mis un accent particulier sur la politique du renforcement des capacités locales, des implications des gouvernements ainsi que des structures régionales et continentales telles que Africa CDC avec l’accompagnement de l’Union Africaine. Le patron du Conseil africain a aussi plaidé en faveur de l’approvisionnement des médicaments produits localement.

Après la rencontre avec le bureau américain, Dr Jean-Jacques Mbungani et son équipe ont aussi échangé avec les délégués du secteur privé, l’inspection générale du Fonds, les Conseils de l’Allemagne, de la France et de l’Angleterre pour des discussions spécifiques. Le Conseil africain a également pris langue avec l’office de développement du Commonwealth.
Une journée très chargée pour le Président du Conseil d’Administration d’ACB qui a été clôturée par le dîner de bienvenue offert aux délégations par le gouvernement vietnamien.
Notons que ces discussions préliminaires se font en marge de la session proprement dite de la 49ème Assemblée générale qui commence du 10 au 11 mai 2023 à Hanoi. Elle connaîtra la participation la participation de tous les board (Conseils) du monde ainsi que les donateurs et autres parties prenantes du Fonds Mondial.

Le Conseil d’administration du Fonds mondial se réunit en moyenne deux fois par an.
Le Conseil comprend 20 membres votants, avec une représentation égale des exécutants et des donateurs. Organisations non-gouvernementales ; communautés affectées par le VIH, la tuberculose et le paludisme ; le secteur privé ; et les fondations privées sont également représentées en tant que membres votants.
De plus, il y a huit membres sans droit de vote, dont le président et le vice-président du conseil ; des représentants d’organisations partenaires, dont l’Organisation mondiale de la santé et la Banque mondiale ; ainsi que la circonscription des donateurs publics supplémentaires.
L’Afrique compte deux sièges au conseil d’administration du Fonds Mondial sur les 28 disponibles.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.
Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).
Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet
Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.
Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.
« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.
Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.
Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.
« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.
Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.
Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.
« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.
Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.
Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.
« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.
Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.
« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.
Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
