À la Une
Tshopo : une délégation du ministère des Mines en mission d’inspection et de contrôle des installations de la société minière chinoise Xiang Jiang Mining
Le gouverneur a.i de la Tshopo, Maurice Abibu Sakapela, a reçu une délégation du ministère national des Mines en provenance de Kinshasa. Le lundi 11 octobre, au cours d’une audience leur accordée par le chef de l’exécutif dans son bureau de travail, cette équipe accompagnée par le chef de division provinciale des Mines lui a signifié être venue dans la Tshopo pour une mission d’inspection et de contrôle des installations de la société minière chinoise Xiang Jiang Mining installée dans les territoires des Basoko et Banalia, a-t-on appris de nos confrères de la presse du gouvernorat.
S’exprimant à la presse du gouvernorat au sortir de ce tête-à-tête avec l’autorité provinciale, Mumba Ntumba Nico, chef de la délégation, a fait savoir que leur mission consiste à prélever, à recueillir les données, à constater et à se rendre compte de la nature des activités que cette société exerce dans les territoires de Basoko et Banalia, car selon lui, cela leur permettra de faire le rapport à la ministre nationale des Mines en vue de prendre une précision.
L’autorité provinciale s’est dit, quant à lui, être flatté par l’arrivée de cette délégation qui va mettre fin par sa mission à l’equivocité sur les contours des activités de cette société dans le territoire de Basoko, tout en émettant le vœu de voir les activités de cette société qui font couler encre et salive être suspendues.
Rappelons que depuis le mois d’août 2021 dernier, la vice-première ministre en charge de l’Environnement durable avait saisi sa collègue des Mines pour lui faire part de sa décision de suspendre les travaux d’exploitation minière de la société minière chinoise Xiang Jiang Mining.
Junior Ledy / Congoprofond.net
À la Une
Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
