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Taxe « RAM » : le FCC veut la tête de Kibassa, la plénière de ce mercredi s’annonce chaude !

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Après plusieurs reports non justifiés, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication sera face aux députés nationaux ce mercredi 13 octobre 2021 à 10 heures.

Augustin Kibassa Maliba devra répondre aux préoccupations soulevées par les députés nationaux au sujet de la taxe RAM et surtout de l’utilisation des fonds déjà collectés.

A en croire le député LEMBI LIBULAa, rpporteur de l’Assemblée nationale, l’ordre du jour porte sur :

1) Réponse du Ministre des PTNTIC au sujet de la taxe RAM;

2)Question orale avec débat adressée au VPM, ministre de l’intérieur sur la situation qui prévaut dans la province du SANKURU.

Motion de défiance du FCC

Motivée par l’opinion publique totalement opposée à la taxe RAM, le FCC a saisi la balle au bond pour déposer, ce mardi 12 octobre, une motion de défiance signée par 101 députés contre le ministre des PT-NTIC.

Pour la plateforme politique chère à Joseph Kabila, Augustin Kibassa Maliba devra s’expliquer non seulement sur les soubassements juridiques de la taxe RAM mais surtout sur l’utilisation des fonds déjà collectés estimés, selon l’observatoire des dépenses publiques, à 260 millions de dollars. Faute des explications claires, c’est la déchéance du ministre Kibassa qui sera à l’ordre du jour.

Félix Tshisekedi et l’Union Sacrée dans l’embarras

Fragilisé par le débat autour de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM), les caciques du pouvoir cherchent visiblement à sauver la tête d’un ministre vomis par l’opinion publique.

En effet, le lundi 11 octobre dernier, les députés de l’Union sacrée étaient convoqués pour une réunion censée permettre de déminer la crise autour de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM) considérée comme une vaste escroquerie par la population.

La tentative du groupe de « stratèges » dépêchés pour désamorcer la crise, notamment le Premier ministre, Sama Lukonde, le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, et le premier vice-président de la chambre basse, Jean Marc Kabund, également patron du parti présidentiel, s’est déroulée dans un climat tendu.

Alors que Christophe Mboso a tenté de remobiliser les troupes, Sama Lukonde a pris le relais pour alerter les députés sur les risques d’une fronde au sein de la majorité. « La question ici est de savoir comment sortir la tête haute de cette crise », a-t-il ajouté.

Quant à Jean-Marc Kabund, parlant non pas comme un technicien mais comme un politique d’une majorité au pouvoir, il a fait savoir que  » cette question suscite des passions, mais que nous devons nous regarder droit dans les yeux ». Puis d’ajouter : » Je voudrais rafraîchir la mémoire de nos collègues : nous avons critiqué le ministre mais personne n’a pris en compte le fait que ce n’est pas lui qui a instauré la taxe. C’est l’ARPTC, qui dépend directement de la présidence. » Conclusion, pour lui, il fallait trouver une sortie « honorable » pour le ministre.

Somme toute, la nouvelle plénière qui se tiendra ce mercredi 13 octobre à l’Assemblée sera toute chaude.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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