Provinces
Tshikapa : Le député Simon Mulamba inaugure bientôt le pont Tshikamakama, un cadeau de Noël porteur d’espoir pour les communautés rurales
Le député national élu du territoire de Tshikapa, Maître Simon Mulamba Mputu, annonce l’inauguration du pont Tshikamakama, une infrastructure entièrement financée sur fonds propres dans le secteur du même nom.
Présenté comme un véritable cadeau de Noël offert à ses électeurs, ce pont traduit la reconnaissance de l’élu envers la confiance que les populations lui ont accordée lors des élections de 2023.
Le pont Tshikamakama permet de rouvrir l’ancienne route nationale n°1, longtemps abandonnée après la mise en service de la déviation Tshikapa–Kananga. Cette nouvelle infrastructure rétablit un axe vital de communication, facilitant désormais le trafic entre de nombreuses localités densément peuplées des secteurs de Tshikapa et Kabambaie : Tshiadi Munanga, Nyonga Kalenga, Mushinda, Tshisuele, Kabeya Mukole, Mangomba, Tshibuabua Tsha Kafuta, Kapinga Nkudi, Kamba Nkuvu, Kambinza, Tshibuabua Tsha Lubemba, Buabua Mpongo, Tshingambu, Kasangisha, Mabaya, et bien d’autres jusqu’au territoire voisin de Luebo.
Le pont favorisera également la liaison entre les entités du secteur de Kabambaie (de Bakua Tshipanga à Ngandu’a Mpata via le groupement de Bena Mbuyi ) offrant un accès direct au port situé sur la rivière Kasaï. Ce projet marque ainsi une avancée majeure vers la réhabilitation d’axes longtemps négligés, apportant une réponse concrète à des attentes vieilles de plus de dix ans.
Cette zone, durement touchée par les violences de la crise Kamuina Nsapu, n’avait jamais bénéficié d’infrastructures essentielles ni d’initiatives d’intérêt social, que ce soit du gouvernement ou du secteur privé. Avec ce pont, Simon Mulamba pose un acte historique en reconnectant des populations longtemps enclavées.
Le député annonce également le lancement, dès le début de l’année prochaine, de plusieurs infrastructures sanitaires afin de renforcer l’accès aux soins, réduire les coûts de déplacement et améliorer la santé communautaire dans ces territoires longtemps oubliés.
À travers cet élan, l’élu de l’Union Sacrée appelle le Gouvernement provincial du Kasaï à soutenir cette dynamique en orientant ses priorités vers ces axes stratégiques, indispensables pour relancer l’économie locale, sécuriser les déplacements et consolider durablement la paix.
Le pont Tshikamakama devient ainsi un symbole d’espoir et de renouveau pour les populations rurales de la région. Par cette œuvre, l’honorable Simon Mulamba Mputu réaffirme son engagement à servir avec dévouement et à rester proche des réalités de ses électeurs. La date officielle de l’inauguration sera annoncée ultérieurement.
Faustin Nkumbi
Provinces
VBG au Kasaï-Central : la ligne 122 promue auprès des jeunes par les consortiums ONG DIBA et VJKA-ASBL en partenariat avec CPJ
À Kananga, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) s’intensifie avec l’implication des jeunes. Près de 300 participants, filles et garçons, ont pris part, jeudi 30 avril 2026, à un atelier de vulgarisation de la ligne verte 122, organisé dans la salle CEICA par les ONG DIBA et Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), en partenariat avec le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ).
Ces assises d’une journée se sont tenues en présence de la représentante de la ministre provinciale en charge du Genre, Famille et Enfant, ainsi que du chef de division provinciale de la jeunesse. Elles avaient pour objectif de fournir aux jeunes des moyens concrets et sécurisés pour dénoncer les cas de violences, qu’ils concernent les filles ou les garçons.
Au centre des échanges figurait la ligne verte 122, un numéro gratuit destiné au signalement des violences sexuelles et autres formes d’abus. Malgré son importance, cet outil reste encore peu connu dans plusieurs communautés, ce qui limite son utilisation.
Facilitatrice des travaux, Laetitia Wele Ngalula, coordonnatrice nationale de l’ONG DIBA, a rappelé que la ligne 122 constitue un mécanisme efficace pour signaler rapidement les violences et orienter les victimes vers des structures de prise en charge.
De son côté, Emmanuel Kabangu Mundidimbi, président du Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, a encouragé les jeunes à s’approprier ce numéro vert. Selon lui, son efficacité dépend avant tout de son utilisation par la population, en particulier la jeunesse.
Un accent particulier a été mis sur les jeunes filles mères, souvent exposées à des situations de vulnérabilité. Les organisateurs ont insisté sur l’importance de leur accès à l’information afin de leur permettre de se protéger et de dénoncer les abus.
À l’issue de l’atelier, plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction et leur engagement à relayer les messages dans leurs communautés. Grâce Ditalala, l’une des participantes, a promis de sensibiliser d’autres jeunes sur l’importance de la ligne 122.
À travers cette activité, les organisateurs entendent renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre dans la province, en misant sur l’engagement des jeunes et la promotion des mécanismes de dénonciation disponibles.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
