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Kasaï : les députés UDPS/Tshisekedi et Mosaïque désavouent l’auteur de la question orale visant le gouverneur Mukendi

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Le Groupe parlementaire UDPS/Tshisekedi et Alliés a réaffirmé, ce jeudi 27 novembre, son soutien aux institutions provinciales du Kasaï. Dans une déclaration à la presse, ces députés ont clairement pris leurs distances avec leur collègue Jean Calvin Minga, auteur d’une question orale avec débat adressée au gouverneur Crispin Mukendi, a appris vendredi l’ACP.

Les élus de l’UDPS/Tshisekedi et de la Mosaïque dénoncent une démarche qu’ils qualifient de « manœuvre », estimant que la question orale contient des propos malveillants, des attaques personnelles et porte sur des matières relevant d’un membre du gouvernement provincial — en contradiction, selon eux, avec le règlement intérieur de l’Assemblée provinciale. Ils évoquent également une violation du moratoire décrété par le président Félix Tshisekedi, qui appelle à la stabilité institutionnelle alors que le pays fait face à l’agression extérieure.

Pour ces députés, la stabilité des institutions provinciales demeure « non négociable ». Ils rejettent toute initiative visant à fragiliser le gouverneur Crispin Mukendi, qu’ils jugent engagé dans la vision du chef de l’État. Ils citent notamment la suspension des vols à l’aéroport de Tshikapa, motivée par la dégradation avancée de la piste malgré le décaissement des fonds, comme un acte de leadership « responsable et prévoyant ».

Ils assurent que les relations entre l’Assemblée provinciale et le gouvernement provincial restent harmonieuses, chaque institution agissant dans le respect de ses prérogatives. Pour eux, la question orale initiée par Jean Calvin Minga est « non opportune », entachée d’incohérences et portant sur des matières relevant du gouvernement central plutôt que de l’exécutif provincial.

Lua Mbombo

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VBG au Kasaï-Central : la ligne 122 promue auprès des jeunes par les consortiums ONG DIBA et VJKA-ASBL en partenariat avec CPJ

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À Kananga, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) s’intensifie avec l’implication des jeunes. Près de 300 participants, filles et garçons, ont pris part, jeudi 30 avril 2026, à un atelier de vulgarisation de la ligne verte 122, organisé dans la salle CEICA par les ONG DIBA et Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), en partenariat avec le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ).

Ces assises d’une journée se sont tenues en présence de la représentante de la ministre provinciale en charge du Genre, Famille et Enfant, ainsi que du chef de division provinciale de la jeunesse. Elles avaient pour objectif de fournir aux jeunes des moyens concrets et sécurisés pour dénoncer les cas de violences, qu’ils concernent les filles ou les garçons.

Au centre des échanges figurait la ligne verte 122, un numéro gratuit destiné au signalement des violences sexuelles et autres formes d’abus. Malgré son importance, cet outil reste encore peu connu dans plusieurs communautés, ce qui limite son utilisation.

Facilitatrice des travaux, Laetitia Wele Ngalula, coordonnatrice nationale de l’ONG DIBA, a rappelé que la ligne 122 constitue un mécanisme efficace pour signaler rapidement les violences et orienter les victimes vers des structures de prise en charge.

De son côté, Emmanuel Kabangu Mundidimbi, président du Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, a encouragé les jeunes à s’approprier ce numéro vert. Selon lui, son efficacité dépend avant tout de son utilisation par la population, en particulier la jeunesse.

Un accent particulier a été mis sur les jeunes filles mères, souvent exposées à des situations de vulnérabilité. Les organisateurs ont insisté sur l’importance de leur accès à l’information afin de leur permettre de se protéger et de dénoncer les abus.

À l’issue de l’atelier, plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction et leur engagement à relayer les messages dans leurs communautés. Grâce Ditalala, l’une des participantes, a promis de sensibiliser d’autres jeunes sur l’importance de la ligne 122.

À travers cette activité, les organisateurs entendent renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre dans la province, en misant sur l’engagement des jeunes et la promotion des mécanismes de dénonciation disponibles.

Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net

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