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Kasaï : Les députés arrachent des engagements fermes pour relancer les travaux de l’aéroport de Tshikapa
Une délégation de députés nationaux du Kasaï, conduite par l’honorable Simon Mulamba Mputu, a été reçue mercredi par le Directeur général de l’Agence des Grands Travaux (ACGT) pour faire la lumière sur les blocages entourant deux chantiers stratégiques : la réhabilitation de l’aéroport de Tshikapa et la route Tshikapa–Kandjaji.

Concernant l’aéroport, les élus ont été informés que l’atterrissage des avions est suspendu depuis plusieurs mois en raison de la dégradation avancée de la piste, devenue dangereuse pour toute activité aéronautique.
Le Directeur général d’Horizon Corporation, Horizon Massamba, a détaillé les facteurs ayant paralysé le démarrage des travaux. Parmi eux :
– une érosion majeure, non prévue dans le contrat initial, qui menace directement la piste ;
– la présence du Programme alimentaire mondial (PAM) sur une portion du site ;
– l’exigence récente d’une garantie bancaire, absente de l’accord initial ;
– l’absence d’exonération douanière pour les engins de chantier retenus à Lufu.
Il a confirmé qu’un acompte de 300 000 dollars, soit 1 % du montant contractuel, avait déjà été versé à l’entreprise.
Face à ces explications, l’honorable Simon Mulamba s’est montré particulièrement ferme, rappelant l’urgence de rouvrir l’aéroport, vital pour désenclaver la province. À l’issue des échanges, le DG de l’ACGT, Nicolas Nzau Nzau, s’est engagé à diligenter l’envoi d’Horizon Corporation à Tshikapa afin de lancer les travaux d’urgence anti-érosifs et de réhabiliter la piste.
Il a également annoncé que l’avenant intégrant les travaux de lutte contre l’érosion serait signé sans délai, et a promis d’intervenir pour accélérer le processus d’exonération des équipements bloqués.
Le DG a en outre appelé à une meilleure coordination entre les députés, le Gouverneur et la RVA pour résoudre la question de la présence du PAM sur le site.
S’agissant de la route Tshikapa–Kandjaji, la société Toha a évoqué un litige relatif au décompte des travaux et un conflit avec les autorités provinciales autour de la gestion des péages. Sous la pression du député Simon Mulamba, les élus ont exigé une révision à la baisse des tarifs de péage, préalable à toute perception.
Le représentant de Toha a finalement accepté de reprendre immédiatement les travaux et de signer le procès-verbal avec l’ACGT.
La délégation parlementaire était composée de six députés nationaux du Kasaï, appuyés par un élu du Nord-Kivu, vice-président de la Commission permanente des Infrastructures.
Clementus Lusamba Lwa Mbombo
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
