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TRIBUNE: La terrible souffrance du président de la République Démocratique du Congo F. A. Tshisekedi Tshilombo( par Henry MUTOMBO MIKENYI Personnalité politique, Ecrivain et Chercheur en Fiscalité)

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Le lendemain de sa prestation de serment en tant que cinquième président de la troisième République de la République Démocratique du Congo, le 24 janvier de l’année en cours, l’actuel chef de l’Etat avait conscience du défi à relever pour remettre son pays sur le rail. L’homme qui est la richesse incontournable pour le développement réel d’une communauté, au Congo, il a été intentionnellement paupérisé, réduit à une simple expression pendant près d’un demi-siècle par l’instauration d’une politique tournée vers la jouissance, l’impunité, la corruption et toutes sortes d’antivaleurs enracinées dans l’insouciance cognitive de la détresse populaire. Nous nous souviendrons, de la déclaration assourdissante de son prédécesseur qui reconnaissait avoir échoué à transformer l’homme congolais, fin de citation. A partir de ce moment, nous pouvons épingler la souffrance du fils du Feu Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA d’heureuse mémoire, devenu président de la République Démocratique du Congo. Hier il combattait la dictature, afin d’ouvrir la voie à l’avènement d’un Etat de droit, où la démocratie par les textes légaux, fixe les règles de la bonne gouvernance, gage de la stabilité et de l’ouverture du pays au concert des nations, source de notre dignité et socle de la consolidation de notre souveraineté en tant que peuple. Aujourd’hui il est appelé à achever ce chantier de la transformation du congolais, qui apprécie la canicule qui tue ailleurs et n’aime pas le soleil à 30° qui sèche les différentes saletés qu’il met dans les caniveaux de la ville, polluant ainsi son propre espace vital. Ce nouveau chef de l’Etat à qui nous reconnaissons la qualité et la capacité du transformateur aguerri, connait son JOB DESCRIPTION, il doit cependant trouver des voies et moyens pour résorber les questions relatives au bien-être de ses compatriotes, c’est la mission qu’il s’est confiée devant Dieu et la nation. Les congolais sont témoins de la bataille engagée par lui pour rencontrer leurs préoccupations en lien avec leur survie quotidienne. Comme un père il s’est engagé à matérialiser la gratuité de l’enseignement de base, consacré par notre constitution, qu’il a juré de respecter. Cette audace républicaine prouve de bon arbre, qu’il tient à sortir un plus grand nombre d’enfants du pays de l’analphabétisme en vue de leur donner de l’autonomie intellectuelle pour construire leur propre jugement sur leur avenir, mettre ainsi fin à l’éducation protocolaire et procurationnelle. S’adressant aux congolais, à l’Afrique et au monde entier, lors du dernier sommet des Nations Unies, le Chef de l’Etat congolais rassure qu’il est le seul interlocuteur valable et crédible au sommet de l’une de plus grandes nations au monde. La diplomatie d’affaire qu’il a initiée et exécutée au cours sa tournée Euro-américaine est la preuve suffisante qu’il ne veut plus voir les congolais continuer à végéter sous la férule de la pauvreté dans un pays excessivement riche, aussi promet-il que notre sol prendra sa revanche sur notre sous-sol. Les congolais l’ont constaté, par l’expression nettement humaine de sa personnalité, le Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO ne poursuit pas la domination sur les autres tel un tyran à la recherche des pouvoirs absolus, dépassant les limites des prérogatives constitutionnelles dans le but d’imposer, comme autres fois la pensée unique, bien au contraire, cet homme engendré politiquement dans la douleur d’enfantement de la démocratie réelle, est un parangon du pacifisme panafricain. Au lieu de dominer, il se bat pour mobiliser les filles et fils de son pays pour qu’ensemble nous puissions refonder la nation congolaise, suivant le rêve des pères fondateurs. Quand le coq chante pour réveiller l’aurore, il n’est pas réveillé par les chants de gallinacé, par contre, apprend-on, préoccupé par les multiples difficultés que traverse son peuple, cette souffrance l’empêche de quitter sa table de travail, où il peaufine jusqu’aux petites heures du matin, des stratégies objectives et efficaces qui convergent avec l’espoir des congolais. Face à cette prise de conscience de l’autorité suprême de la République, l’indifférence de ses compatriotes étonnera davantage d’autres peuples qui veulent l’avoir pour eux.

Henry MUTOMBO MIKENYI
Personnalité politique, Ecrivain et Chercheur en Fiscalité

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Dialogue politique en RDC : J. Kabila et « Sauvons la RDC » posent leurs conditions et dénoncent une « manœuvre dilatoire »

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Le Mouvement « Sauvons la RDC » s’est exprimé, ce 14 janvier 2026, à travers un communiqué de deux pages, au sujet de l’initiative de dialogue entre Congolais, portée par les autorités angolaises. Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, le mouvement d’opposition émet de sérieuses réserves sur la sincérité du processus engagé et fixe des préalables jugés non négociables

Pour Sauvons la RDC, le succès de tout dialogue repose avant tout sur la sincérité, la bonne foi des parties et le respect des engagements pris. Le mouvement dénonce une diplomatie erratique, marquée par une succession de médiations et de lieux (de Nairobi à Luanda, de Doha à Luanda, en passant par Bujumbura, Kampala ou Lomé ) qui traduirait une instabilité de vision et une absence de ligne politique claire.

Selon le communiqué, cette valse des médiateurs et des capitales donne l’impression d’un processus inachevé, dicté davantage par le souci de communication que par la recherche réelle d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sauvons la RDC va plus loin, accusant le pouvoir de Kinshasa d’ambiguïtés stratégiques, de contradictions répétées et d’une instrumentalisation des processus politiques, ayant fini par décrédibiliser la parole de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Le respect des engagements comme test de bonne foi

Le mouvement estime que la volonté politique ne se proclame pas, mais se démontre par des actes concrets. Il cite notamment les engagements relatifs à la libération des prisonniers politiques, à la décrispation du climat politique et au respect des cessez-le-feu souscrits par le gouvernement.

À l’inverse, Sauvons la RDC accuse le régime du président Félix Tshisekedi de poursuivre les arrestations arbitraires, les enlèvements, les pressions à l’exil contre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et toute voix critique. Le communiqué évoque également de vastes mouvements de troupes, des attaques contre des localités densément peuplées et des bombardements de civils par drones et avions de combat, souvent au moment même où le chef de l’État se présente à l’étranger comme artisan de paix.

Bukama, symbole d’un dialogue impossible sans préalables

Le mouvement inscrit le massacre survenu le 11 janvier 2026 à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, dans ce contexte de violences persistantes. Selon Savons la RDC, des civils sans défense auraient été victimes d’exactions, d’actes de torture et de traitements inhumains perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.

Face à ce « triste record », le mouvement affirme que les mesures de décrispation politique et l’expression tangible d’une volonté de dialogue constituent des préalables indispensables à toute discussion. Des décisions effectives sont exigées, et non des promesses jugées, à l’expérience, sans lendemain.

Achever d’abord le processus de Doha

Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, Sauvons la RDC estime qu’il est prioritaire de mener à terme le processus de Doha, qui engage le gouvernement et l’opposition armée.

Selon le mouvement, ce n’est qu’après la prise en charge complète des aspects militaires de la crise ( y compris la mise en œuvre effective des cessez-le-feu ) qu’un dialogue politique pourra se tenir dans un climat serein.

Le dialogue, rappelle le communiqué, doit être un espace de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus sur le mieux-vivre ensemble, et non une simple formalité politique.

Un dialogue inclusif et sans tabou

Sauvons la RDC insiste sur le caractère inclusif du dialogue. Il n’y a pas de véritable dialogue, souligne le texte, lorsque celui-ci est dicté par les caprices d’une seule partie, laquelle est par ailleurs à l’origine de nombreux problèmes à résoudre.

Les Églises congolaises comme médiateurs légitimes

Le mouvement estime enfin que les évêques des Églises catholique et protestante du Congo sont les mieux indiqués pour assurer la médiation d’un éventuel dialogue. Leur travail préparatoire, leur écoute de toutes les forces politiques et sociales, ainsi que leur connaissance approfondie des acteurs et des causes de la crise, plaident en leur faveur.

Imposer un veto à leur implication, comme le ferait le pouvoir en place, revient selon Savons la RDC à discréditer d’avance le dialogue projeté et à recycler, sous couvert de bonne foi étrangère, une manœuvre déjà tentée et jugée infructueuse.

Une mise en garde sans ambiguïté

En conclusion, Sauvons la RDC avertit : sans sincérité, sans respect des engagements, sans inclusion réelle et sans médiation crédible, le dialogue annoncé risque de n’être qu’une réunion de plus, destinée à faire gagner du temps à certains, au détriment des intérêts supérieurs du pays.

Tchèques Bukasa 

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