À la Une
RDC : Popaul Amisi, le « Petit dieu de la danse », se lance dans la chanson avec « Coup de cœur »
Le danseur international congolais Popaul Amisi annonce la sortie, le vendredi 18 octobre 2018, de son tout premier single « Coup de cœur ».
Surnommé « Petit dieu de la danse » par ses nombreux followers sur Instagram où il héberge un nombre incalculable de vues et likes, Popaul Amisi a décidé de se lancer dans la totale musique professionnelle en dévoilant ses talents de chanteur à côté de ses pas magiques de danse.

Popaul Amisi
Le vingtenaire noir de peau, 1m85, pouvant s’adapter aux rythmes doux et féroces, entre le loketo (danse de la hanche) et jambier, ce natif de Kinshasa se démarque par sa faculté particulière à porter toutes les casquettes des styles divers de musique, notamment afro beat, ndombolo, hip-hop etc.
Dorénavant chanteur-danseur, le chorégraphe congolais s’affiche doublement talentueux au méandre musical d’une mélancolie vocale, en fermant les yeux, et d’un pur régal, en ouvrant les yeux, pour voir ses multiples gestes magiques. « Coup de cœur » s’annonce donc grand et révélateur.
Gérant la chorégraphie de la chanson « Inama » de Diamond Platnumz et Fally Ipupa, Popaul Amisi est une figure d’estime dans le monde musical en ce qui concerne la chorégraphie. Avec plusieurs apparitions dans divers clips des chansons autrefois connues avec de grands artistes congolais et africains.
A seulement 17 ans, Popaul Amisi a été repéré par un producteur français dans la compétition « Vodacom Kata Dance » et depuis, il l’a propulsé au sommet de son art. Extrêmement sollicité dans plusieurs lives, 11 ans plus tard sa vision fusionne et donne naissance à l’artiste chanteur-danseur Popaul Amisi.
Notons que le jeune chorégraphe professionnel résidant à Paris, est également acteur et figure dans le film « Zombie » réalisé à Kinshasa.
Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
À la Une
IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
