Analyses et points de vue
Tribune : La magie de l’anniversaire( Par Christus Martin TUZOLANA Philos d’Ekosimba)
Dans le monde, deux grands moments de la vie surpassent tous les autres: la naissance et la mort. En réalité, le deuxième n’est que la copie du premier, car la mort est pour certains, surtout et souvent pour les chrétiens, une naissance au ciel. Si nous souhaitons dire comme Platon, c’est une ascension dialectique de quitter ce monde sensible pour rejoindre un monde des idées où les apparences sont moins qu’ici. Alors, sans faire l’apologie de la théorie platonicienne, nous pensons qu’en revenant du sujet du jour, il est tellement important et logique qu’on fasse souvenir de ces grands moments.
Cependant, la naissance voire le jour de la naissance d’un nouvel être nous semble le plus heureux moment de la vie à célébrer. Pour la simple raison que nous commençons à exister, d’où la raison d’exalter et d’exulter sans exiler ni extirper. Cependant, certaines déroutes de la jubilation de ce grand moment d’anniversaire commencent peu à peu à dégoûter les autres de fêter leurs anniversaires de naissance. C’est pourquoi, en ce jour qui est dédié à notre jour anniversaire, nous souhaitons repeindre le portrait de ce qu’est en réalité un anniversaire de naissance.
Comme nous le connaissons tous, sans ignorance aucune, l’anniversaire de naissance est la fête sinon le moment où nous faisons réminiscence de notre jour de naissance; mieux de notre venue ici sur terre. Ce moment est très heureux et émouvant pour tout être humain ayant le sang et la raison comme nous. Car, il découvrira pour toute première fois la beauté et le goût d’un monde terrestre qu’il n’a jamais imaginé dans le ventre de sa mère. Le jour d’anniversaire est un jour sacré comme le jour où l’on chante son indépendance. L’on devient indépendant des organes de sa mère…De ce fait, ce jour mérite à une telle mesure du respect et quelques recommandations selon notre philosophie que nous vous proposons maintenant.
Puisqu’il est un jour heureux, nous pensons qu’il est souhaitable pour celui ou celle qui fête son anniversaire d’être dans la joie et d’allégresse de savoir qu’il est un être né. Dans la profondeur de ce climat de joie et de béatitude, nous devons savoir que le jour d’anniversaire ne se réduit pas seulement à la fête ou aux tapages nocturnes comme le font certains.
Cependant, il est aussi un jour de réflexion et d’examen de conscience. Curieusement, quand on grandit, l’âge ne fait que s’ajouter. Aussi, un penseur Davis Bette l’affirme : » On commence à s’apercevoir que l’on vieillit quand le poids des bougies dépasse celui du gâteau « , pour dire simplement que les âges ne s’effacent ni s’envoler dans les airs. Telle est la raison de plus pour que nous prenions conscience de la belle vie comme humain.
La magie de l’anniversaire se dévoile bien dans le soufflement des bougies d’anniversaire. Déjà, en raison de l’exagération de son âge, on commence à mettre des bougies symboliques sur le gâteau, sinon si l’on en tenait aux âges de chacun, imaginons un peu la dysharmonie de nombre de bougies que nous aurions sur un gâteau d’anniversaire d’un vieux de 80 ans comme notre grand-mère…
Le soufflement des bougies d’anniversaire est d’une valeur symbolique très pertinente dans la mesure où quand nous soufflons les bougies d’anniversaire, ce ne sont pas des simples bougies que nous éteignons. En réalité, ce devrait être des projets de vie entamés l’année passée que nous devons éliminer en les réalisant en cette année qui commence. Pour qu’à chaque moment d’anniversaire de naissance, après avoir fait un examen de conscience, nous puissions élaborer d’autres projets d’avenir.
En conclusion, le souffle que nous soufflons représente la conscience, la bougie est un projet et la fumée dépendra de tout à chacun de nous. Elle sera soit la réalisation des projets, soit l’irréalisation des projets. Ainsi, nous vous demandons de bien vouloir respecter votre jour d’anniversaire de naissance et de respecter aussi celui des autres, en sachant que la fête d’anniversaire de naissance n’est pas seulement le manger et le boire, mais surtout un temps de réflexion et d’examen de conscience de l’âge passé. Conscient de cela, nous vous faisons ces deux pages.
Christus Martin TUZOLANA
Philos d’Ekosimba
Actualité
Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )
Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.
Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.
Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.
La perfusion : le grand retour de l’État-providence
Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.
L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.
L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.
Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen
C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.
Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.
Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.
Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.
Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité
Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.
Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.
Aldo Kamwanga/Expert et Consultant
