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Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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DRC Mining Week 2026 : Joel Mania Musikingala au rendez-vous des débats sur l’énergie durable et les mines de demain

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La DRC Mining Week 2026 annonce la participation de Joel Mania Musikingala parmi les intervenants de cette nouvelle édition qui se tiendra du 17 au 19 juin 2026 au Pullman Lubumbashi Grand Karavia.

Fort de plus d’une décennie d’expérience dans les domaines des énergies renouvelables et de l’analyse financière, Joel Mania Musikingala s’est illustré dans le développement, la structuration et le financement de plusieurs projets solaires photovoltaïques et hybrides à travers l’Afrique.

Grâce à sa double expertise technique et financière, il apporte une vision stratégique des enjeux liés à la transition énergétique, au développement des infrastructures électriques et à la durabilité des opérations industrielles, particulièrement dans le secteur minier.

Au cours des travaux de la DRC Mining Week, il contribuera aux réflexions sur les solutions énergétiques innovantes destinées à accompagner la croissance du secteur extractif tout en répondant aux exigences environnementales et économiques actuelles.

Les échanges porteront notamment sur l’intégration des énergies renouvelables dans les opérations minières, le financement des infrastructures énergétiques, l’amélioration de l’accès à l’électricité ainsi que les perspectives de développement industriel durable en Afrique.

Dans un contexte où la RDC se positionne comme un acteur stratégique de la transition énergétique mondiale grâce à ses importantes ressources minières, l’expertise de Joel Mania Musikingala apportera un éclairage pertinent sur les mécanismes permettant de concilier performance industrielle, accès à l’énergie et développement durable.

La DRC Mining Week 2026 réunira durant trois jours les principaux acteurs de l’industrie minière, de l’énergie, des finances et des infrastructures autour des défis et opportunités qui façonnent l’avenir du secteur en Afrique.

Dorcas Mwavita 

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