Diplomatie
Transformation rurale en Afrique australe : AUDA-NEPAD, SADC et PAM en retraite de 2 jours en Afrique du Sud pour examiner la mise en œuvre de la Déclaration de Kinshasa
A l’Initiative de l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA NEPAD), en collaboration avec la SADC et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), il s’est ouvert en date du jeudi 20 juillet 2023, à Magaliesburg, en Afrique du Sud, une retraite de deux jours en faveur des différents délégués de ces trois organisations afin d’opérationnaliser la mise en œuvre de la déclaration de Kinshasa sur la transformation rurale en Afrique Australe.
En effet cette retraite qui est donc conduite du coté de l’AUDA NEPAD par Mme Estherine Lisinge Fotabong, Directrice en charge de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire et de la durabilité environnementale et Mr Menghestab Haile, Directeur régional pour l’Afrique australe du PAM, et la SADC, poursuit comme objectif de mieux traduire de façon concrète les différentes décisions du Sommet quadripartite par rapport à l’est de la RDC tenu il y a si peu en Angola.
Aussi, il sied de rappeler à l’occasion que ledit sommet avait également mis l’accent sur l’urgence et la nécessité de fournir des services essentiels et surtout une aide alimentaire à l’égard des populations touchées dans la partie est de la RDC.
Bien plus, il y a lieu de signaler que c’est donc dans le cadre de cette démarche que le PAM, en étroite collaboration avec l’AUDA NEPAD et la SADC, reste donc déterminé à s’attaquer aux différentes causes profondes de l’insécurité alimentaire en Afrique australe.
Toutefois, il faudrait noter que le troisième forum Africain du développement rural avait eu lieu du 10 au 12janvier 2022 dernier dans la capitale de la RDC, Kinshasa, sous l’égide de l’AUDA-NEPAD parrainé par le président de la République Félix Tshisekedi. Et en tant que forum de haut niveau les organisateurs avaient estimés que le développement rural constituait donc l’unique voie essentiel pour le développement économique durable en Afrique car la majorité des populations résident dans les zones rurales.
Bien plus, ce forum de haut niveau est devenu une plate-forme de recherche de consensus, d’appropriation politique, d’échange de connaissance pour défendre la transformation rurale, le développement territorial et la planification.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
