Connect with us

À la Une

Transfert de 50 rhinocéros blancs  vers le parc de la Garamba : Le grand défi de Kibali Goldmine pour sauvegarder la biodiversité en RDC  

Published

on

RDC : transférer de 50 rhinocéros blancs d’Afrique du Sud vers le parc de la Garamba©JONATHAN PLEDGER/Shutterstock

C’est un grand défi zoologique. Au moins 50 rhinocéros seront transférés d’Afrique du Sud vers la République démocratique du Congo (RDC), plus précisément dans le parc national de la Garamba, au nord-est de ce pays d’Afrique centrale. Victime de braconnage et de pillages en temps de guerre, la population de rhinocéros blancs de Garamba est aujourd’hui en voie de disparition, et ne compte plus qu’une dizaine d’individus dans le parc et neuf en captivité, selon les chiffres officiels.

C’est pour restaurer cette population de rhinocéros blancs, qu’intervient le projet annoncé le 24 mars 2022 par Kibali Gold Mine (KGM), filiale de Barrick Gold, une entreprise canadienne d’exploitation et de développement de sites miniers. « Barrick envisage de réintroduire des rhinocéros blanc dans le parc national de la Garamba. Dans ce qui sera le plus grand exercice du genre, le plan envisage la relocalisation d’environ 50 rhinocéros blancs à Garamba, créant un nouvelle population qui est essentiel dans le plan à long terme de protection de cette espèce » affirme Mark Bristow, le président directeur général de Barrick Gold.

L’initiative « Garamba Alliance »

KGM n’a pas encore donné de détails sur le début et le coût de son projet de réintroduction de rhinocéros blancs dans le parc de la Garamba. Il s’agit néanmoins d’un projet rentrant dans le cadre de la « Garamba Alliance », un partenariat conjoint avec l’Agence américaine pour le développement international (Usaid). Cette initiative a pour approche la mobilisation du secteur privé dans les domaines de l’agriculture, de la conservation, des énergies renouvelables et de la formation professionnelle.

Le projet de réintroduction des rhinocéros blancs à Garamba s’inscrit par ailleurs dans le registre des actions de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) que KGM réalise dans le parc national avec qui l’entreprise partage la même province, celle du Haut-Uele. La compagnie minière aurifère s’y déploie notamment dans la conservation de la faune sauvage. KGM finance la pose des colliers GPS sur les éléphants et les lions, la connexion satellitaire et les soins vétérinaires.

Afrik21/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

Published

on

Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading